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 check up (shiloh)

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Matthew-J. Caulfield
ADMIN ∞ fire and ice
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☆ INSCRIT DEPUIS : 13/10/2015 ☆ MESSAGES : 495 ☆ IDENTITES : willou le bg, lena la bonnasse, c la chaudasse
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☆ AGE : 39
☆ METIER : urgentiste titulaire
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MessageSujet: check up (shiloh)   Lun 15 Aoû - 10:15

✩ ✩ ✩ ✩ ✩
turn off the lights, let the morning come


« Matt, t’as fini ? » Terminant d’ôter ses gants, Matthew tourne la tête vers Peter et acquiesce. Journée terminée, garde bouclée, il est prêt à se précipiter dans les vestiaires pour fuir l’hôpital et aller se terrer dans son appartement. En espérant que Seb ne se soit pas amusé à inviter du monde pour pouvoir dormir quelques heures – et peut-être d’inviter son frangin au cinéma. « Veinard. » La mine sombre, l’urgentiste se passe une main dans les cheveux. « T’en as pour encore combien de temps, toi ? » Il observe Peter jeter un coup d’œil à l’horloge et ne cache pas un léger sourire lorsque ce dernier désigne la moitié du cadran. « Et ça, c’est si tout se passe bien. » Matthew laisse un vague rire lui échapper et commence à ôter sa blouse avant même de pousser la porte du vestiaire. Une fois à l’intérieur de celui-ci, il ouvre son casier, range son matériel du bon médecin pour récupérer son attirail d’homme de tous les jours. Comme Batman change d’identité, Matthew se donne l’impression de se transformer radicalement par un geste simple. Il referme le casier, puis la porte du vestiaire et adresse un signe de la main à Peter. « Bon bah, bon courage pour tes dernières six heures. » L’autre, café en main, ne dissimule pas un sourire crispé. L’urgentiste quitte l’hôpital et rejoint la cour où il se tire une clope avant que son regard ne se pose sur l’une des infirmières postée un peu plus loin. Un regard échangé et il se dirige vers elle. « Reposez-vous bien, Docteur Caulfield. » Il lui emprunte son briquet le temps de s’allumer la cigarette déjà coincée entre ses lèvres et il opine du chef. « J’en ai bien l’intention. » Il lui rend le briquet et fait mine de vouloir s’éloigner quand la voix de l’infirmière s’élève à nouveau. « Au fait ! Vous vous souvenez de Mademoiselle Murray ? Elle est arrivée il y a une dizaine de jours, à peu près. Elle avait fait une chute… ? » Il lui fait face, tente de se souvenir mais finit par abdiquer, secouant la tête. Non, il ne se souvient pas. Il devrait ? « On a dû la plonger dans un coma artificiel ? » La lumière se fait sous le crâne de Matthew et il acquiesce soudain, la bouche légèrement ouverte. « Oh, oui. Chute de cheval, c’est bien ça ? » L’infirmière confirme avant de reprendre. « Eh bien, elle est sortie de son coma il y a deux jours. Je pensais que… Ça pourrait peut-être vous intéresser. » Elle termine sa propre clope et, après l’avoir écrasé contre le mur, puis jeter au bord du trottoir, elle retourne à l’intérieur du bâtiment, laissant Matthew sur le pavé, hésitant. Pourquoi s’y intéresserait-il, lui ? Une patiente comme plein d’autres. Amochée, vu sa chute, téméraire puisqu’elle s’est réveillée. Il tire une taffe de sa clope, son regard bleu posé sur l’hôpital et sur son entrée. « Et merde. » Il jette sa clope à moitié consumée et retourne à l’intérieur du bâtiment, à son tour.

Par la fenêtre donnant accès à la chambre, Matthew est capable de distinguer la silhouette de la jeune fille. Il lance un regard autour de lui. Il n’a aucune raison d’être ici – ce n’est plus sa patiente. Il n’a plus à s’occuper d’elle. Il soupire et entre finalement dans la pièce, sans prendre la peine de s’annoncer à l’aide de quelques coups sur la porte. Il pénètre juste dans la chambre et poser aussitôt son regard sur la miss Murray. « Mademoiselle Murray ? » Il prend conscience que sans sa blouse, son arrivée peut sembler suspecte. Il n’a rien d’un médecin, en cet instant précis et il pourrait se faire mettre à la porte par les agents de la sécurité. L’équipe changeant régulièrement, il est presque certain que personne ne doit bien connaître son visage. « Je suis le Docteur Caulfield. C’est moi qui… Well, qui me suis occupé de vous à votre arrivée. Vous semblez aller mieux. » Est-ce une bonne ou une mauvaise chose, il n’en sait rien. Il s’avance encore davantage, jusqu’à se retrouver au pied du lit, proche de la feuille de soin, prêt à s’en emparer. Par pure curiosité. « Comment vont vos côtes ? Plusieurs étaient fêlées à votre arrivée, » ajoute-t-il, comme pour se justifier. Peut-être que s’il est capable de lui faire état de tout ce qui était touché lors de son arrivée, elle cessera de lui lancer un tel regard.

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Shiloh Murray
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☆ METIER : Pas de chance pour moi, je ne suis pas la vétérinaire dont je rêvais en étant gamine. Mais.. J'ai, à mes yeux, le plus beau métier. Cavalière de reining à mon compte depuis quelques années. Avec mes chevaux et ceux de clients, bien entendu. Une belle écurie qui se garnit de très bons chevaux à mesure que le temps passe.
☆ LA-BAS : Dans cette foutue chambre qui n'est pas LA mienne .. Et dans laquelle je suis bien partie pour rester un bon moment. J'en suis ravie, vous n'imaginez même pas.
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MessageSujet: Re: check up (shiloh)   Mar 6 Sep - 23:15


Check up.
MATTHEW & SHILOH
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Deux jours. Voilà déjà deux jours qu'on m'a réveillé, m'arrachant à ce sommeil des plus étranges dans lequel ces médecins m'ont volontairement plongé pour éviter une quelconque aggravation de mon état -déjà pas fameux- à force de bouger en tous sens. Deux jours que j'essaie de me souvenir de ce qu'il s'est réellement passé. En vain. Un trou noir dont je n'arrive pas à me défaire. Bien entendu, je me souviens de certaines choses. J'étais à cheval, faisant un tour dans la forêt juste à côté de mes écuries. Avec un petit jeune, pour l'une de ses premières sorties. On est tombé, tous les deux. Ne me demander pas comment ni même pourquoi, je n'en ai tout simplement aucune idée. Là, il y a cette première partie trouble. Mes paupières se sont fermées pour ne s'ouvrir qu'une fois dans l'une de ces pièces d'hôpital. Sans doute aux urgences. J'ai dû faire le trajet avec les secours dans un état second, loin d'être consciente ou alors bien trop sous le choc pour m'en souvenir. Je me souviens de quelques silhouettes gravitant autour de moi, des machines bipant en tous sens. Une certaine agitation. Un homme qui s'est penché au-dessus de moi pour m'adresser quelques mots que je n'ai tout simplement pas compris. Je devais lutter pour maintenir mes yeux ouverts. Et j'avais mal. Foutrement mal. Une douleur que je n'ai jamais connue et qui me broyait de la tête au ventre. Puis plus rien, à nouveau. Un sommeil étrange et forcé duquel je n'arrivais pas à me sortir. Là, j'y entendais des voix. Mes parents, mes frères et même Denys. Des voix très lointaines, qui ne s'adressaient pas continuellement à moi. Je croyais les entendre parler de mon état. Rien de glorieux, mais cela aurait pu être clairement pire. Une impression étrange d'être présente tout en étant à des années lumières de mes proches. Ouvrir les yeux ? Mission impossible. Bouger la main, la tête, pareil. Même constat. Et il y a deux jours pourtant, j'ai certainement trouvé cette force pour me sortir de cette nuit sans fin. Tout doucement, progressivement.

La porte s'ouvre alors, d'un coup, ce qui me fait presque sursauter. Un homme entre dans la pièce. Son visage me dit quelque chose, j'en plisse les yeux pour tenter de savoir d'où je peux le connaitre. « Je suis le Docteur Caulfield. » Caulfield. Caulfield .. Ca me dit vaguement quelque chose. Me voilà à le regarder, un peu sonnée de voir que ma mémoire me joue des tours. « C’est moi qui… Well, qui me suis occupé de vous à votre arrivée. Vous semblez aller mieux. » Ah. Voilà donc l'explication de cette sorte de reconnaissance que j'ai face à lui. Je laisse ma tête s'enfoncer dans mon oreiller, constatant que je suis juste incapable de me redresser pour m'appuyer sur mes avants-bras. Et ça m'énerve ! Ainsi, c'est lui qui m'a vu lorsque les secours m'ont emmené jusqu'ici.. « J'espère que l'odeur des équidés ne vous a pas trop dérangé. » Chanel Poney. C'est mon parfum de tous les jours avant que je ne cède à l'appel d'une bonne douche gelée ou chaude, cela dépend de la période de l'année. Et comme pas mal de personnes ne la supportent pas.. Ok, c'était une tentative de vanne hasardeuse, à la Shiloh en fait. « Mieux, oui. J'ai juste toujours l'impression d'être passée sous un camion. » et d'avoir été transpercée par des poignards partout dans la poitrine, le dos et le ventre. Que du bonheur ! Mais il a raison, je vais mieux. Et puis même, je n'aime pas avouer lorsque cela ne va pas fort. Je suis comme ça, il ne faut pas chercher à y comprendre quelque chose. Mes yeux ne le quittent pas alors qu'il s'est emparé de la feuille de soin. Qu'est-ce qu'il fait donc ici ? J'en arque un sourcil en le regardant lire cette fiche. Mystère. Autant dire que toute cette situation m'intrigue -et pas qu'un peu-. « Comment vont vos côtes ? Plusieurs étaient fêlées à votre arrivée. » Haussant doucement les épaules -ce qui me force à me mordre la lèvre face à ce simple geste pourtant inconscient de mon état-, je finis par abandonner l'idée de bouger un peu. Et ça m'énerve intérieurement. « Ca doit être à cause d'elles que je suis incapable du moindre mouvement. » Les morues, elles vont le regretter. Surtout qu'elles se sont bien éclatées à perforer l'un de mes poumons. Super ! « Ca aurait pu être pire. Pas vrai ? » Et voilà un léger voile d'inquiétude qui perce sur cette question. Et oui, j'ai peur. Peur qu'on m'annonce que le cheval, c'est fini. Peur de devoir rester dans cet endroit encore un long moment. Peur d'un tas de choses, en fait.


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MessageSujet: Re: check up (shiloh)   Sam 24 Sep - 10:24

Elle semble aller bien. Du moins, pour quelqu’un qui sort juste d’un coma artificiel et s’il doit comparer à l’état dans lequel il l’a récupérée, au tout début. Mais n’importe qui aurait l’air d’aller mieux avec quelques soins appropriés. Peut-être qu’elle a l’air d’être encore un peu groggy. Ou peut-être pas. Elle fronce les sourcils et il l’imite, cherchant à comprendre pourquoi elle adopte une telle attitude. Puis il renonce. Si elle se méfie, elle a toutes les raisons du monde de le faire, il ne peut guère lui en vouloir. Il débarque dans sa chambre sans s’annoncer, dans une tenue civile qui ne prouve nullement son appartenance au personnel de l’hôpital. Quand, enfin, elle ouvre la bouche, il est surpris par sa voix. Il ne l’avait pas imaginé ainsi. En réalité, il ne sait pas vraiment à quoi il s’était attendu, mais pas à ça, c’est une certitude. La voix ne détone pourtant pas avec son physique fragile mais il a l’impression d’y avoir entendu une légère nuance qu’il ne parvient pas à identifier. Peut-être qu’il s’attendait à la voix d’une pimbêche avec un faux accent sexy mais qui se trouve juste être des plus agaçant. Et même si, maintenant qu’elle lui le rappelle, il se souvient de cette odeur si particulière et comprend qu’il l’a sûrement jugée un poil trop rapidement, il ne peut s’ôter cette image qu’il a d’elle. Celle des adolescentes qu’il croise parfois, avec du fond de teint à outrance et ce sac à main coincé dans le creux du bras qui l’exaspèrent toujours au plus haut point. « Vous plaisantez ? Ca fait des années que je ne suis pas allée dans un ranch et cette odeur m’avait manqué. » Sans aller jusqu’à prétendre qu’il s’agit de son parfum préféré, il a toujours apprécié l’odeur de la nature. Elle attaque les narines, les sens, mais elle est si franche, si vraie, si différente des odeurs de la ville, qu’elle lui plaît, dans une certaine mesure.

Il acquiesce mais n’ajoute rien. S’il sait théoriquement la douleur que peut provoquer une chute, il en ignore tout dans la pratique. Enfin, pas réellement. En tant que médecin, il en sait beaucoup. Il sait les dégâts qui peuvent être causés, tous les cas de figure, il sait les soins à procurer, il sait tout ce que l’Ecole de médecine lui a enseigné. Il sait tout ce qu’il a pu voir au fil de sa carrière d’urgentiste. Mais il n’a jamais eu à le vivre en tant que patient. S’il n’a pas, non plus, une santé de fer, s’il a déjà eu un bras cassé, une jambe plâtrée et quelques bobo mineurs, toutes ces fractures n’ont jamais été causé par une aussi mauvaise chute. Alors la douleur qu’elle ressent, il ne peut que l’imaginer et faire semblant de compatir. La compassion n’étant pas son point fort, il préfère encore rester impassible. Et s’enquérir d’éléments plus concrets. Il note sa grimace quand elle tente de bouger et il relève la tête de la feuille de soin qu’il vient de zieuter brièvement. « Oui, il est préférable que vous évitiez de bouger le torse au maximum. Si vous devez vous penchez, pliez les genoux. Votre dos vous en sera aussi reconnaissant, croyez-moi. » Il soulève la première feuille de soin mais ne fait que parcourir du regard les lignes écrites par l’infirmière et le médecin qui a pris la relève. « C’est Fitz’ votre médecin ? Dear Lord. » Il pousse un soupir avant de secouer la tête. Fitz. Ce n’est pas qu’il n’apprécie pas le médecin, mais Matthew a du mal à considérer un homme qui doit sa place à l’argent distribué plutôt qu’à ses réelles compétences. Des compétences inexistantes. Fitzgerald est un imbécile qui n’a connu que le Masters et Johnson – parce que seul le Masters et Johnson accepte d’aussi mauvais dossier dans son personnel – et qui serait incapable de recoudre une petite blessure. « Si jamais vos côtes vous font mal, n’hésitez pas à demander de la glace aux infirmières. L’inflammation sera ainsi réduite. » Il repose la feuille de soin, marque une hésitation. « Quand est-ce que vous devez sortir ? » L’information est précisée sur la fiche de soin. Il l’a lue. Mais il préfère poser la question. Ce n’est qu’une approximation, qui changera en fonction de l’état de santé du patient et si Matthew a conscience qu’il n’est plus censé s’occuper d’elle, il ne peut s’empêcher de se sentir un peu responsable.

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MessageSujet: Re: check up (shiloh)   Dim 23 Oct - 15:55


Check up.
MATTHEW & SHILOH
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Ma tête se tourne vers l'un des fauteuils présents dans la pièce. Je reconnais l'un des sweats de Denys, ce qui m'arrache un léger sourire. Il doit être ici, à quelque part. Sans doute est-il rapidement descendu pour se chercher à manger ou de la lecture en attendant que je me réveille. Ou alors, il l'a oublié et repassera bientôt le chercher. Dans tous les cas, il était là alors que je dormais un peu. Dommage. Même si cela ne fait pas bien longtemps que je le connais, il est l'une de ces personnes que j'apprécie réellement. Je n'ai cependant pas vraiment le temps de me laisser bercer par ces quelques pensées puisqu'un homme ne tarde pas à me rejoindre. Il se présente alors que mon regard croise le sien. « Vous plaisantez ? Ca fait des années que je ne suis pas allée dans un ranch et cette odeur m’avait manqué. » De simples mots qui ont le mérite de me dérider un peu, m'arrachant même un très léger sourire. Ainsi, il ne m'en veut pas d'être venue jusqu'ici -je ne me souviens pas comment- sous la forme d'une sorte de boule puante façon Poney. Avec tout le boulot qu'il faut faire avec les chevaux, dès lors qu'on gère des écuries, c'est inévitable. Je m'en suis habituée, si bien que je n'y fais même plus vraiment attention. Ce n'est que face à d'autres personnes, dans un contexte loin d'être équin que cela me revient en tête. Un peu comme si je viens d'un autre monde. Ce monde-là, le mien, me manque terriblement. J'en détourne alors le regard, me demandant s'il n'est pas là pour m'annoncer une mauvaise nouvelle me privant de mes boules de poils pour un moment encore.

Et comme je reste Shiloh -le genre de fille qui fait le contraire de ce qu'on lui dit, surtout ici depuis ces deux derniers jours-, je tente d'esquisser un mouvement. Même un tout petit, mais qui semble bien vain. Bon, ce n'est peut-être pas pour aujourd'hui que je vais réussir à me lever toute seule comme une grande. Quelle poisse ! Il n'empêche que je ne m'en suis pas si mal sortie que ça.. Les conséquences de cette chute auraient pu être bien pire. Et oui, le risque de ne pas prendre de bombe ou de casque.. Je ferme les yeux, quelques très brèves secondes, histoire de retrouver un peu mes esprits tout en me demandant pourquoi cet homme est venu jusqu'à moi. Est-ce que je dois le remercier pour avoir fait son boulot à mon arrivée ? Sans doute. Mais, d'un autre côté, je me dis qu'il n'est pas là pour ce genre de choses. Pas vrai ? D'autant plus qu'il n'est pas réellement en tenue. Un peu comme si je devais faire face à sa propre personne plus qu'au docteur qui sommeille en lui. Cependant, mon regard semble lui être bien reconnaissant pour ce qu'il a bien pu faire pour moi. « Oui, il est préférable que vous évitiez de bouger le torse au maximum. Si vous devez vous penchez, pliez les genoux. Votre dos vous en sera aussi reconnaissant, croyez-moi. » qu'il me glisse alors, tout en regardant ces écrits qui doivent traiter de mon état. Pas facile, ça. Vraiment pas. Mais, je garde ces mots en tête, les accueillant d'un bref signe de tête pour lui montrer que j'ai bien entendu ce qu'il m'a dit. D'une voix emplie d'ironie, je lance un « La joie.. » qui montre bien à quel point j'ai juste envie de prendre mes affaires et de partir d'ici pour reprendre ma p'tite vie où elle s'est arrêtée avec cette foutue chute. Heureusement que les personnes sur place vont s'occuper des chevaux, mais.. J'aime bien trop être sur place pour être le maillon fort de tout ça. Mais là, ça semble être mal parti pour un moment. De toute façon, je n'ai pas le temps de placer des mots supplémentaires. « C’est Fitz’ votre médecin ? Dear Lord. » Ses mots, son soupire et son mouvement de tête m'intriguent. L'un de mes sourcils s'arque doucement, alors que ma tête se penche légèrement sur le côté. « Est-ce que c'est une aussi mauvaise chose que ce que vous lisez sur ces feuilles qui sont hors de ma portée ? » Juste pour avoir son avis. Une curiosité qu'il a forcément attiré en nommant ce médecin qui me suit et qui n'a pas vraiment l'air d'être l'un de ses plus grands amis. Et pour ce qu'il doit lire sur ces quelques lignes, je ne me fais pas de faux espoirs. Ca ne doit pas être la grande forme. Mais, allez savoir ce qui est le pire : ce médecin dont il parle ou mon état ? Sans doute un peu des deux. Il est clair que ce docteur Caulfield a bien fait son boulot avec moi. Donc oui, je l'avoue. Son avis sur ces suites compte pour moi. « Si jamais vos côtes vous font mal, n’hésitez pas à demander de la glace aux infirmières. L’inflammation sera ainsi réduite. » qu'il me dit alors, tout en remettant le tout à sa place. Un conseil que son cher collègue ne m'a pas donné, tiens. Espérons qu'à cette sorte de pic de douleur prochain, je vais arrêter de faire ma forte tête pour accepter de la voir diminuer un peu et usant de cette fameuse glace. C'est ça le problème lorsqu'on est plus apte à grincer des dents pour tout contenir plutôt que de céder et d'accepter de l'aide. « J'y penserai. » Indication donnée avec ce même très léger sourire qu'avant. « Quand est-ce que vous devez sortir ? » Alors ça.. Excellente question ! Si demain je peux sortir d'ici, clairement je serai dehors, dans mon ranch et avec mes chevaux. Sauf que.. « Pas avant un p'tit moment.. ? » Une sorte de réponse-question qui fait l'objet de toutes mes craintes et appréhensions jusqu'à présent. C'est idiot, je sais. Mais, j'ai peur qu'on m'annonce que le reining, c'est fini. Il est clair que je ne serai bonne qu'à faire une bonne dépression si cela devait arriver. Et son cher collègue, se heurtant à mon impatience, ne m'a jamais vraiment donné de date. Même approximative. Chose qui me gonfle, clairement. Ce n'est pas comme si certaines échéances régionales voire nationales approchent à grands pas, mais si. « Il y a au moins une bonne nouvelle d'écrite à quelque part ? » On ne sait jamais, après tout..


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