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 Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate

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Nathanaël Chaplin

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☆ INSCRIT DEPUIS : 29/06/2016 ☆ MESSAGES : 92 ☆ IDENTITES : Judicaël, le p'tit geek
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MessageSujet: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mer 29 Juin - 19:15


   ✩ ✩ ✩ ✩ ✩
   La vérité pure et simple est très rarement pure et jamais simple. (Oscar Wilde)


   
nom ∞ Chaplin. Oui, comme Charlie Chaplin. Mais mon véritable nom de famille est Azarov, bien que je méprise ce patronyme et tout ce qui lui est lié, aussi est-il très rare que j'en parle à quiconque ! prénom(s) ∞ Nathanaël William., même si mon véritable prénom est Nikolaï. Mais comme pour mon véritable nom de famille, je n'en parle jamais, d'autant moins que Nikolaï était le prénom de mon monstrueux géniteur. Mes parents adoptifs m'ont ainsi donnés d'autres prénoms quand j'ai intégré leur famille. Nathanaël est un prénom qu'ils ont toujours affectionnés, et William est en hommage à l'écrivain W. Shakespeare, que mes parents adoptifs admirent tous deux. âge ∞ Je viens de fêter mes 39 ans. date et lieu de naissance ∞ Je suis né le 25/06/1977, à Saint-Pétersbourg. nationalité et origine ∞ J'ai la nationalité américaine, bien que je sois originaire de la vaste Russie. profession ∞ J'ai été chirurgien cardiaque quelques années, avant que ma vie ne dérive un peu trop, et que je n'opte pour un changement radical, devenant... prêtre... statut civil ∞ Je suis prêtre, alors ma vie entière est vouée à Dieu. Ce qui signifie, pour ceux qui ne veulent pas faire fonctionner leur cerveau, que je suis célibataire. orientation sexuelle ∞ Puisque tu insistes, je suis hétérosexuel.  traits de caractère ∞ Méfiant, ou du moins, je n'accorde pas ma confiance pleine et entière à n'importe qui. Ce qui fait que l'on me décrit comme quelqu'un de secret, étant donné que je ne m'étale pas forcément sur ma vie, mon passé et ce que je ressens. Sauf si cela peut aider des fidèles à mieux régler un de leur problème. En dehors de ça, ma vie privée reste privée. Souriant, du moins, au 1er abord. Mes sourires ne sont pas toujours sincères, car je n'ai pas toujours le moral, mais j'ai appris à donner le change très tôt, aussi se laisse-t-on facilement duper. Honnête, car le mensonge, même par omission ou pour aider un proche, est un acte d'une morale douteuse. Loyal : quand vous me confiez un secret (en dehors du cadre de mon travail, j'entends), vous pouvez comptez sur moi pour l'emporter dans ma tombe. Tout comme il est hors de question que je trahisse la confiance de mes fidèles, quand ils se confessent à moi. Ce qui n'est pas toujours facile à faire, mais, par chance, je n'ai pas eu de confiance de meurtriers ou de voleurs, car là, j'avoue que mon étique aurait été mise à mal ! Amusant, du moins, j'essaie de l'être. Je ne me prends pas la tête, ça ne sert à rien, et je peux ainsi donc déconner jusqu'à dans les sermons que je propose à mes fidèles, au quotidien. Torturé, je le suis, bien que je le cache, sous mes sourires et mes blagues. Mon passé me hante, et me hantera, toujours. Protecteur envers mes fidèles, mais surtout envers ma famille et mes amis. Il y a bien longtemps que je n'utilise plus les poings pour venger leur honneur, cependant, évitez tout de même de les blesser, j'ai d'autres moyens - légaux et en accord avec ma foi - pour vous faire passer l'envie de recommencer. Je pense que l'on peut dire de moi que je suis quelqu'un de confiance, qui n'a qu'une parole. Je n'ai que trop souffert de déceptions, face à des paroles bafouées, dans ma jeunesse, pour faire vivre cela à quiconque. Aussi est-il logique pour moi de prévenir, en cas d'empêchements de dernière minute. Passionné par mon métier, plus que je ne l'étais dans ma vie d'avant, même. Pour rien au monde je ne changerais, une fois encore, de carrière pro. Têtu, et je l'assume, d'ailleurs, je préfère d'ailleurs dire que je suis déterminé ! Rancunier, bien que je tente d'atténuer cela.... groupe ∞ Plaster car il s'avère que je collabore souvent avec l'hôpital, bien qu'il ne soit pas mon employeur principal ! avatar ∞ Ryan Gosling. crédits ∞ Avatar de Shiya, gifs de je sais pas qui


   
• Je ne me sépare jamais de ma montre. Ca n'est pas un modèle dernier cri, elle n'est en rien un objet à la mode, mais sa valeur - sentimentale - la rend bien plus inestimable à mes yeux, que tout autres bijoux.
• Depuis toujours, je collectionne les emballages de café. Mais attention, pas n'importe lesquels, les bios ou autre, les jolis, pas les basiques qu’on trouve partout. Ceux que je garde viennent des 4 coins du monde, et surtout ceux du commerce équitable. Ce sont des amis ou des fidèles qui me les donnent, connaissant mon goût pour cette boisson, dont je suis littéralement accro.
• Je suis un très grand lecteur, depuis toujours. J'ai donc une bibliothèque immense, qui contient de tout, des classiques comme des livres au succès plus restreint. Vous voyez les bibliothèques privés qu'on voit dans certains films ? La mienne est à peu près similaire à ça ! Il n'est pas rare que j'occupe mon - mince - temps libre à lire. C'est d'ailleurs cela qui a motivé ma jumelle à m'offrir une liseuse, pour notre dernier anniversaire. Elle estime que ça sera plus pratique pour moi, qui suis amené à me déplacer souvent, et sans que cela ne soit prévu à l'origine. C'est une très bonne idée, je ne dis pas le contraire, mais je suis un inconditionnel du livre papier.
• Ne soyez pas étonné si j'ai un accent, ou même si je parle dans une autre langue que l'américain. Je suis Russe, à l'origine, je n'ai jamais véritablement perdu mon accent, et il m'arrive parfois de m'exprimer dans ma langue natale. Pour un mot ou plusieurs phrases, ça dépend.
• Je joue de la guitare depuis mes 10 ans environ. J'ai commencé avec Mr Chaplin, qui est un très bon guitariste, et qui a remarqué mon intérêt pour la musique. Puis j'ai poursuivit avec des potes, au sein d'un petit groupe de musique qu'on a monté, du collège au lycée. Ca servait pas mal, pour les filles, il faut l'admettre. Néanmoins, cela fait bien des années que j'utilise la musique pour dépoussiérer un peu la religion, et non plus pour séduire. Il n'est donc pas inhabituel de me voir en jouer, et chanter, durant le cathé, ou même diverses réunions avec de fidèles. (je chante plutôt bien, ça va !) Et même au cours des offices. Car oui, si vous venez à une messe que je célèbre, ne vous attendez pas à ronfler dans le froid de l'église, en attendant que j'ai terminé. Voyez mes offices comme un genre de gospel, dans le sens où il y a vraiment beaucoup de musique. Et bien que ça soit religieux, ça bouge pas mal. Les fidèles sont conviés à grossir les chœurs, ou à intégrer nos musiciens. Et il y a de tout, comme instruments de musique, en fonction des disponibilités et des envies de chacun.
• Je dors très mal. C'est quand mon esprit est sensé être au repos que mon passé m'accable le plus. Je pourrai prendre des somnifères, mais je ne suis pas friand de cela, ne voulant pas tomber dans une quelconque dépense du sommeil artificiellement serein. C'est la raison pour laquelle je m'arrange toujours pour avoir des journées chargées, le soir, je suis tellement fatigué que je peux dormir.... oh, bien 5h tranquillement. Après, soit je tourne pour me rendormir, soit je lis, soit je m’exerce à la gratte, soit je commence ma journée de boulot.
• Vous ne me verrez jamais m'approcher d'une piscine, d'une rivière, de la mer... Bref, d'un point d'eau. On remercie mes géniteurs, qui avaient parfois des manières un peu extrêmes pour nous punir, ma sœur et moi, utilisant parfois, pour ce faire, la baignoire. Pleine... C'est pour cette même raison que je n'ai jamais voulu apprendre à nager.
• Toujours dans le registre des mes géniteurs, c'est à cause d'eux que j'ai quelques cicatrices, un peu partout sur le corps. Les ceintures, comme les braquets, ça laissent des séquelles.
• J'ai un chat depuis 2 ans maintenant, que j'ai nommé Léon. Oui, Léon, comme le film. Léon me tient compagnie, quand je parviens à être chez moi, dans un calme relatif.
• A une époque, j'ai été fiancé. Cela s'est mal terminé. Quelques mois après la rupture, alors que j'étais à l'étranger, j'ai appris qu'elle avait fait une fausse couche. Elle avait omis de me dire qu'elle était enceinte, car elle l'a appris alors que notre couple se délitait déjà. J'ai ainsi donc failli être père, et ne l'ai appris que lorsque cela n'a pas pu se faire. Mon ex n'était pas toujours très douée dans les relations humaines...
• Je cours. Tous les jours, avant même d'avoir pris mon petit déj. Ca me permet de m'aérer l'esprit, et de commencer la journée du bon pied.
• Je déteste les films d'horreurs. Disons que mon enfance tient un peu de scénarios de films de ce genre, alors... j'ai assez donné !
• J'aimerais être envoyé en Afrique, pour officier là-bas, je suis sûr que ça serait très enrichissant, humainement parlant.
• Quand je n'ai pas ma tenue de prêtre, il est assez peu aisé de deviner mon métier, car je m'habille vraiment comme n'importe quel homme de mon âge. Sans oublier que je suis pas mal la télé, et vais souvent au cinéma, aussi suis-je en mesure de parler avec vous de tout ce qui est "tendance", si tant est, bien entendu, que ça me plaise. Je veux bien m'intéresser à ce qui plait tant aux gens, mais si ça n'est pas intéressant, je passe ma route !
• Un autre préjugé sur les prêtres que je m'amuse à détruire : je ne juge pas les gens sur leur orientation sexuelle, partant du postulat qu'on a été fait à l'image de notre Créateur. Tant que ça ne part pas dans des déviances répréhensibles par la loi et la morale, je ne vois pas une raison de rejeter les gens, en se fiant uniquement sur qui ils invitent dans leur lit. Un individu se juge à ses faits et gestes, pas sur une chose aussi futile que ça. Sinon, autant juger les gens en les interrogeant sur leur couleur préférée !
• Ne comptez pas sur moi, pour le jardinage, il n'y a personne au monde qui ait moins la main verte que moi !
• Chez moi, dans ma chambre, se trouve un vieil ours en peluche. Il ne ressemble plus à grand chose, je devrais m'en débarrasser, mais il est hors de question que je le fasse : il s'agit de la peluche de mon petit frère. C'est là tout ce qui me reste de lui...
prénom ∞ Angélique, mais je préfère qu'on m'appelle Angie pseudo ∞ Ca commence par un C, certaines personnes s'amusent à me surnommer Caca, et on en trouve dans les M&M's  Rolling Eyes  âge ∞ Je sais plus   . une suggestion ∞ Je n'ai rien à proposer, navrée  une remarque ∞ Ghost, elle est vilaine   . besoin d'être parrainé ∞ Ca devrait aller, je pense   . codes à remplir ∞
   
Code:
<b>Ryan Gosling</b> <span class="pris">★</span> <i>Nathanaël Chaplin</i>
   
Code:
<b>Prêtre</b> <span class="pris">★</span> <i>Nathanaël Chaplin</i>
   

_________________
J'ai tellement rêvé que le réel me tue.
Moi, j’ai toujours eu ce dont j’avais envie mais jamais ce dont j’avais besoin : une main qui se tend et quelqu’un qui me comprend. Des yeux qui me pardonnent d’avoir mentit autant, quelqu’un qui me répare, qui met de l’or dans ma vie.


Dernière édition par Nathanaël Chaplin le Mer 6 Juil - 1:16, édité 4 fois
Nathanaël Chaplin

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mer 29 Juin - 19:17


   ✩ ✩ ✩ ✩ ✩
Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. (Epître de Paul aux Romains 10:17)


   
NB : Les passages en italiques sont comme la voix off de Nate, qui ponctuent certains passages de son histoire.
Les mots et phrases en gras sont en russes (mais flemme de regarder comme tout ça se dit dans cette langue, je suis trop tatillonne pour avoir 90% de chances de faire de mauvaises trad’, qu’il faudrait que je retranscrive en français, en plus de ça, pour que tout le monde puisse comprendre.)
IMPORTANT: Cette histoire risque de contenir des moments difficiles, plus par le fond que par la forme, alors évitez de lire si vous êtes vraiment sensibles ou autre, même si je vais tenter de la rendre soft, le passé de Nate est sombre. Aussi dois-je en tenir compte pour écrire son histoire sans trop la dénaturer...


Les enfants sont assis autour de la table, leur cahier ouvert devant eux, suspendus à mes lèvres. Comme tous les mercredis, je vois ces gosses, pour les aider à apprendre à mieux connaître la Bible, et la religion qui est la leur. C’est l’un des moments préférés, de ma semaine surchargée, vouée à aider l’Humanité en perdition, comme je l’étais également, à une époque. Mais en entendant Sa voix, j’ai trouvé ma voie. J’espère aider d’autres personnes à trouver leur vocation, sans pour autant suivre mes pas, mais au moins, les guider afin qu’ils trouvent un sens à leur vie. Et aujourd’hui, avec ces enfants, ma mission est de leur expliquer un fondement de notre religion : « Les 10 commandements. Est-ce que vous pouvez m’en citer quelques-uns ? ». Voici la leçon du jour. Et comme à chaque fois, certains des commandements, et des explications liées à ces points particuliers, me ramènent à mon passé.

************

Nous sommes heureux de vous annoncer les naissances de Nikolaï et Anastasia, le 25 juin 1977. L’heureuse mère et les adorables jumeaux se portent bien tous les trois, faisant le bonheur du père, qui ne sait plus où donner de la tête. Nous...
Le faire-part de ma naissance s’arrête à ça. La phrase suivant ne va pas plus loin, le carton étant déchiré, atteignant même la photo, sur laquelle on me voit, en compagnie de ma sœur. Nous sommes recroquevillés, l’un contre l’autre, comme si on savait ce qui nous attendait. Une partie de ma joue a été ôtée, avec le reste du texte. De vous à moi, ça n’est pas plus mal. Je n’ai nulle envie de lire ce que mes géniteurs ont bien pu mettre à la suite, dégoulinant de mièvreries, dans leurs intentions de se faire passer pour une famille normale. Les Azarov n’ont rien de normal, même si ça, je ne l’ai appris – ou ne m’en suis souvenu – que des années plus tard…

Ceci est mon histoire. Dans son intégralité. Dans toute sa violence. Dans toute sa noirceur. Vous l’entendrez, en ayant des éléments dont moi je n’ai disposé que des années plus tard.

Voyez ce que l’Humanité peut engendrer de pire. Voyez ce que l’Humanité peut faire, pour racheter les erreurs des siens. Voyez ce que l’Humanité a fait de moi. Je n’attends pas de vous de la pitié, je n’en ai nul besoin. Ce récit a juste pour but de vous prouver qu’on peut venir d’un milieu où seule l’obscurité domine, et qu’on peut malgré tout faire quelque chose de sa vie…


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La journaliste prend une profonde respiration avant de lire ce qui défile sur le proncteur. Cela ne fait qu’une semaine qu’elle présente les informations du midi, sur une grande chaîne russe. Son métier la passionne. Elle aime à être ainsi sur la télé, sur ce plateau, plus précisément, mais lorsque vient l’heure d’évoquer de tels faits divers, son cœur se noue toujours. «  Une nouvelle disparition vient d’être annoncée. Une jeune femme de 25 ans, Natalia Vladerova, dont vous pouvez voir la photo derrière moi…. » La jeune femme poursuit sa lecture, le cœur au bord des lèvres. Le schéma est le même : une séduisante jeune femme, qui est sortie seule ou qui s’est retrouvée seule, disparaît, aux abords d’un café ou d’une boite de nuit. Plusieurs jeunes femmes ont été enlevées, ces 6 dernières années. Certaines ont été retrouvées. Toujours mortes. Dans un état atroce, se prêtant à faire croire à un successeur de Jack l’Eventreur, qui a émigré en Russie, après que son aïeul ait sévit en Angleterre. Une enquête a été ouverte, quand les autorités ont enfin compris qu’elles avaient à faire à un serial killer. Mais celui-ci semble bien trop malin, en plus de ses connaissances médicales qu’il utilise afin de maltraiter ses victimes, pour se cacher des forces de l’ordre. Son champ d’action est vaste, mais nul ne s’en inquiète : ainsi est faite l’Humanité. Des monstres sont tapis dans l’ombre. On le sait, parfois, on l’ignore. Et même lorsqu’on en a conscience, qu’un de ses monstres rôdent non loin de chez soi, il est rare que l’on cesse de poursuivre sa vie, selon la routine qui nous tient tant à cœur. Simplement car on croit toujours que « ça » ne peut qu’arriver aux autres, jamais à soi…

Si ce sujet tient autant à cœur à la jeune journaliste, c’est tout simplement parce qu’il y a 3 ans de cela, sa sœur aînée a disparue, sans laisser de traces. Comme la plupart des victimes de celui qu’on surnomme « L’Eventreur Russe », rien ne laissait à présager à une quelconque fugue. Pendant 2 ans, la famille a continuée à la chercher. En vain. Elle a été retrouvée, l’année dernière, dans une forêt non loin de St Pétersbourg. Morte depuis 6 mois, son corps, horriblement mutilée, ensevelie sous la terre. Si elle a rejoint la liste des victimes de ce tueur, c’est parce qu’elle s’est vu retirer son cœur, que l’assassin doit vraisemblablement garder comme macabre trophée. Et comme toutes ses autres victimes, de nombreux examens ont été nécessaires pour trouver son identité, la jeune femme étant bien trop défigurée pour que même les siens la reconnaissent…. Depuis 1970, un tueur sévit dans cette froide contrée, faisant quelques victimes, donnant la Mort avec une ferveur qui n’a rien à envier aux plus grands tueurs qui aient parcourus la Terre, et dont le seul nom parvient à faire frissonner quiconque a déjà entendu parler de leurs macabres actes….

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Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne. » (Exode 20 :12)

Le vent s’abat sur l’enfant de 5 ans environ. Assise sur le trottoir, ses petits bras entourent ses jambes, alors que son petit corps est secoué par les larmes qu’elle ne cherche pas à réprimer. Sous le lampadaire, à quelques pas d’elle, se trouve un autre enfant, qui parait avoir le même âge qu’elle. Les mains dans ses poches, un air blasé sur le visage, il regarde l’abri de bus, ignorant ostensiblement sa sœur. Tous deux sont blessés superficiellement, de-ci, de-là. « Que faites-vous tout seuls, les enfants ? », demande une jeune femme, qui s’est décidée à rentrer chez elle, après avoir passée la soirée à danser avec quelques amies. « On… On a…. » , la fillette ne parvient pas à répondre, trop prise par l’émotion pour être en mesure de s’exprimer clairement. C’est l’autre enfant qui se charge alors de lui expliquer le drame survenu un peu plus tôt : ils étaient avec leur mère, pour rentrer chez eux, quand ils ont eu un accident de voiture. Sans grande gravité, d’après ce que comprend la jeune femme, même si à comprendre ce que narre le petit, la mère est enceinte, et a un problème lié à sa grossesse et à l’accident. Ne sachant que faire pour venir en aide à leur mère, les enfants se sont rendus ici, dans l’espoir de voir passer un bus, et obtenir ainsi de l’aide. Les prenant en pitié, la jeune femme les suit jusqu’à la voiture, le prochain bus n’arrivant pas avant un petit moment, estimant qu’il faut bien qu’un adulte jauge de l’ampleur des dégâts sur la mère.

Rendre service peut parfois coûter cher comme l’a appris cette innocente… Mais qui irait se méfier de deux enfants, visiblement sans défense, seuls et désœuvrés, en début de soirée ?

De longues minutes plus tard, les deux enfants sont de retour chez eux. Avec leur mère. Et la bonne samaritaine. Il n’y a jamais eu d’accident de voiture. Juste deux gamins, faisant office d’appâts, pour aider leurs parents, à assouvir leurs pulsions méprisables. La voiture est à peine garée dans la cour familiale que la porte d’entrée s’ouvre, laissant apparaître leur père, un homme à l’allure austère, et au cœur plus froid encore que le pays dans lequel il a vu le jour, et où il a grandi. Sans un mot, à la faveur de la nuit, il ouvre le coffre, et, aidé de sa femme – nullement enceinte, et plus depuis quelques mois, du moins – sort l’inconnue, que l’épouse a endormie avec de l’éther. « Est-ce qu’on peut avoir à manger ? », réclame la fillette, une fois la famille bien à l’abri de leur maison, rappelant ainsi à ses parents le marché fait : les jumeaux appâtaient une jeune femme, et ils avaient le droit de se coucher le ventre plein, pour changer. Le regard froid lancé par le père laisse à présager que ça n’a été qu’une belle parole. « Tu ne vois donc pas qu’on va être occupés, avec ta mère ? Vous savez où est la cuisine, vous êtes assez grands pour vous débrouiller ! ». Voici tout ce que répond l’homme, avant de s’atteler à déposer son « jouet », ligotant la jeune femme sur une table similaire à celle qu’on voit dans les salles d’opération. Le sol est tâché de sang, caillé depuis le temps. Sur les quelques étagères qui parsèment la salle se trouvent divers outils médicaux, et quelques bocaux. De nombreux bocaux. Plein de formols. De formols et de cœurs. Les enfants sont tellement habitués à ce spectacle atroce qu’ils n’y prêtent même plus aucune attention. Tout comme ils ne se préoccupent plus des cris provenant de cette salle, et qui résonnent dans la quiétude de la campagne dans laquelle ils vivent. Aucun voisin, à plusieurs km. Le lieu a soigneusement été choisi par les parents, qui évitent, de surcroît, toujours de recevoir quiconque chez eux, prétextant toujours avoir bien trop à faire pour cela, préférant aller rendre visite chez les autres que les voir débarquer chez eux. De toute façon, nul, dans leur entourage, ne sait où ils vivent exactement…

« Qu’est-ce que vous foutez encore ici ? », peste l’homme, alors que son épouse lui donne quelques ustensiles pour s’occuper de leur nouvelle proie. Sans un mot, le garçon attrape une main de la fillette, pour l’entraîner à sa suite, la forçant à le suivre. C’est dans le plus grand des silences que le duo se dirige vers la cuisine, fouillant le frigo pour y trouver de quoi manger. « Tu jouais à quoi, Anya ? Tu voulais l’énerver ? ». C’est les yeux dans le vague qu’elle prend la parole : « On fait toujours ce qu’ils nous demandent. J’aurai aimé que pour une fois, ils fassent ce que nous, on demande. ». Moqueur, son jumeau secoue la tête, avant de lui demander de dresser la table pour qu’ils puissent enfin manger, tout en mettant en avant qu’ils ont au moins l droit de manger, ce soir, contrairement à ce qui se passe, en général. « Vladimir pleur. Il a encore dû oublier de lui préparer son biberon… », peste le mioche. C’est en soupirant qu’il va chercher leur petit frère, d’à peine 6 mois, alors que la fillette se charge de préparer le biberon du petit dernier. C’est presque un rituel, pour les jumeaux, de s’occuper du nourrisson. Ils savent faire bien plus de choses que la plupart des gamins de leur âge : se faire à manger, faire le ménage, gérer un enfant en bas âge…

Ils connaissent également l’anatomie humaine, à tel point qu’ils sont en mesure de nommer tous les os, tout comme de savoir quelles sont les zones les plus sensibles chez l’être humain, et les meilleurs moyens de les faire souffrir. On dit merci papa, merci maman. Car le môme qui semble blasé, c’est moi. Enfin, c’était moi. Anya, c’est ma jumelle, et Vlad, c’est notre jeune frère. Mes parents biologiques travaillaient tous deux dans le monde médical, ayant donc les connaissances nécessaires pour laisser libre court, hors de leurs blocs op’, à leur sadisme. Ne me demandez pas d’où cela provient, je n’en sais rien, je n’ai jamais eu envie de me pencher sur la question. Je ne pense pas à eux, si je peux l’éviter. Ils ne le méritent pas. Ils ont cherchés à nous détruire, Anya, Vlad et moi. Ils ont partiellement réussi. Si la police ne les avait pas découvert, 1 an après la scène évoquée un peu plus haut, j’ignore ce que nous aurions fait, tous les trois. Il est probable que nous aurions suivi leurs traces, devenant les légitimes successeurs de ceux qui se cachaient derrière le boucher qui défrayait la chronique en Russie, sous le nom de « L’Eventreur ». Nulle exagération ici : essayez de grandir avec deux monstres tels qu’eux. Qui font usage de leur habilité à manipuler les gens pour vous faire croire qu’il est normal d’être si infâme que ça, envers des inconnues. Qu’il est tout à fait logique de savoir comment les torturer. J’ai vu des scènes que vous ne pouvez, vous n’osez même pas, imaginer. De celles qui vous marquent à jamais. De celles qui, rien que d’y penser, vous avez déjà envie de vomir. De celles qui, lorsque vous les voyez sur grand écran, vous rendent malades. De celles que vous ne pouvez croire vraies, car cela paraît tellement gros que des parents apprennent de telles choses à leurs enfants. L’Homme est un monstre, s’il se laisse aller à ses viles pulsions. Il s’agit d’un test, auquel nous soumets notre Créateur. Le libre arbitre. Notre plus beau cadeau. Notre plus grande malédiction si nous en faisons mauvais usage…

************

L’orphelinat. C’est rarement un cadeau. En Russie, en 1983, c’est une horreur. Nous n’étions pas plus aimés que nous ne l’avions été chez nous. Les repas étaient certes plus réguliers, mais la loi du plus fort dominait partout, aussi n’était-il pas rare que les plus vieux nous piquent notre nourriture. Le seul point positif de tout cela, c’était le directeur qui s’en occupait. Un homme bon, qui a été un véritable père pour moi. Qui tentait d’humaniser l’orphelinat. Qui veillait sur les orphelins, comme s’ils étaient ses enfants. Il rendait presque l’orphelinat supportable. Il veillait, outre ses fonctions de base, à ce que nous fêtions les divers événements que la plupart des foyers peuvent fêter : anniversaires, Pâques, Noël…. D’autant plus que ce directeur avait une particularité : il était prêtre. De fait, nous allions régulièrement – et obligatoirement – à la messe, certains offices étant obligatoires, d’autres non. C’est à cette époque que ma foi est née – même si je déteste ce terme. Toujours est-il qu’en effet, les fondements de celle-ci ont été posés à cette époque. Le Père Sergueï était un homme profondément bon, de ceux qui vous font croire que l’être humain, en dépit de ses mauvais individus qui pullulent, peut avoir du bon. Et je vous prie de vous ôter de suite de l’esprit les images négatives et hautement atroces qui collent actuellement avec les prêtres, au vu des comportement de certains d’entre eux avec des enfants.

Il a plu toute la journée. Les orphelins sont tous réunis dans la petite salle qui leur sert de salle de classe. C’est dans l’enceinte même de cette vieille bâtisse que nous étudions. Certains employés étaient habilités à nous donner cours, du moins, avant que nous n’ayons l’âge d’aller au collège. Là, le problème se posait : comment financer nos études, si jamais nul ne venait nous adopter ? Car c’était bien ça, l’espoir que nous caressions tous : être adoptés. Enfin, tous, pas vraiment, pour ma part, les adultes ne m’inspiraient guère confiance. Entre mes géniteurs, la rare famille que nous avions autrefois (et qui nous avait abandonnés en découvrant ce que nos parents avaient faits, de peur que nous ne devenions comme eux), et le personnel de l’orphelinat : je n’avais pas vraiment une belle image des adultes. Il n’y avait que le Père qui avait réussi à gagner ma confiance, après avoir rudement bataillé pour l’acquérir. Cela faisait environ un an que ma jumelle, notre petit frère et moi, étions orphelins. Nos géniteurs avaient été condamnés à mort (cela, je ne l’ai appris que bien plus tard), et ils ne me manquaient pas. Anya les regrettait, par moment.

Ce jour-là, Anya et moi recevions, une fois de plus, la visite d’un jeune couple d’américains. Anya était enchantée, elle avait commencé à s’attacher à eux, surtout à la jeune femme. Avec Vlad, elle était vraiment en quête d’affection de la part des adultes, là où moi, je me contentais de la bienveillance du Père. Celui-ci, d’ailleurs, nous attendait dans le couloir, pour nous mener aux Chaplin. Durant presque tout le temps qu’a duré l’entrevue, je n’ai rien dit, me contentant d’observer la pluie, qui cinglait la cour, celle-ci ne contenant que bien peu de jouets extérieurs. Sergueï s’est alors approché de moi, pour me faire savoir que : « Viens donc avec les Chaplin et ta sœur. Il s’agit de ta nouvelle famille, après tout ! », un sourire illuminant sa voix. Je me suis figé quelques secondes, le temps de comprendre ce qu’il venait de dire. Tout ce que ça sous-entendait. « Ma seule famille, c’est Anya et Vlad, pas ces 2 inconnus ! », lui aies-je rétorqué, en me tournant pour lui faire face. Nos regards se sont croisés quelques instants, avant qu’il ne soupire, et ne souffle : « Nikolaï, tu sais que nous ne pouvons pas forcément trouver une famille qui accepte de prendre les frères et sœurs tous ensemble…. Et les Chaplin vous apprécient vraiment, ta sœur et toi. Ce sont des gens bien. Ils vous offrir un très beau… ». J’ai secoué vivement la tête, pour l’interrompre sèchement : « Je ne veux pas d’une gentille famille si Vlad n’est pas avec nous ! Et moi, je les aime pas, ces américains ! ». Toute ma hargne enfantine s’est exprimée dans ces quelques mots, qui ont été entendus par ceux qui seront mes futurs parents. Il a fallu que Sergueï use de sa persuasion, de son habilité à manipuler les mots, pour me convaincre de voir les choses sous un autre angle. Celui de la nouvelle chance que les Chaplin nous offrirait, à ma jumelle et à moi. Avec la promesse qu’il ferait de son mieux, comme il l’avait fait avec nous et tant d’autres orphelins avant nous – placés depuis le temps – pour trouver une famille convenable pour Vlad.

Quelques jours plus tard, l’heure du grand départ a enfin sonné. Je ne suis pas plus ravi à l’idée de quitter mon pays natal, et mon petit frère, que je ne l’étais à l’annonce de ce voyage, mais je n’ai pas mon mot à dire. Les Chaplin prennent nos valises, contenant nos maigres affaires, pour nous amener vers notre nouvelle vie. Ma sœur est enchantée. Moi, j’ai trouvé refuge auprès de Sergueï, me cachant derrière ses jambes, auxquelles je m’accroche. En pleurs. Car plus le départ approche, et plus je prends conscience que si je quitte l’orphelinat, c’est surtout lui, que je quitte. Celui qui m’a montré à quoi pouvait ressembler un père. Celui qui m’a appris à croire en un Dieu parfois cruel. « Je ne veux pas vous laisser ! », finis-je par admettre, contre la jambe de l’homme de foi, que je serre fortement entre mes bras d’enfant. « Promettez-moi au moins qu’on se reverra ! », aies-je marchandé, après qu’il ait réussi à me décrocher de ses jambes, pour s’abaisser à mon niveau et me serrer contre lui. « Je ne peux te promettre ça, Nikolaï, car il ne faut surtout pas que tu reviennes en Russie. Ni toi, ni Anya. Jamais ! Tu m’entends, mon enfant ? », insiste-t-il lourdement, en plongeant son regard dans le mien, comme pour donner plus de poids à ses mots. Frénétiquement, je secoue la tête – négativement – car il hors de question que je ne revienne pas ici : « Je veux vous revoir ! Et revoir Vlad aussi ! ». Les larmes coulent le long de mes joues, sans doute pour la 1ère fois depuis bien longtemps. Mon paternel n’aimait pas les pleurs, chez nous, et il nous punissait sévèrement si nous contraventions à ces directives de les bannir de nos vies. A coups de ceintures ou avec un briquet : il ne faisait pas seulement preuve d’imagination quand il s’agissait de maltraiter ses victimes, la chaire de sa chaire était sa 1ère cible, celle qu’il affectionnait tout particulièrement. « Tu mettrais vos vies en danger… », finit par admettre le Père, en esquissant un sourire triste. Je tente d’en savoir plus. Mais il n’ajoute rien d’autre sur le sujet. Au lieu de ça, il se contente de détacher la montre de son poignet, dont il ne se sépare jamais, pour me la confier : « Elle est à toi, maintenant. Comme ça, je serais toujours un peu avec toi ! ». Et ses mots sonnent comme un adieu, tout comme le regard, larmoyant, qu’il m’adresse, et son étreinte, plus affectueuse que toutes celles qu’a bien pu m’offrir mon géniteur, également. Il faut que les Chaplin s’y mettent tous les deux pour parvenir à me séparer de Sergueï, qui a dénoué ses bras d’autour de mon corps, contrairement à moi, qui m’accroche à lui, de toutes mes maigres forces. « Promets-moi de ne jamais revenir ! », tonne-t-il, alors que Mr Chaplin me tient par la main, m’empêchant de retourner vers le prêtre. Baissant les yeux sous le regard de Sergueï, je finis par lancer un triste : « Je vous le promets, mon Père ! », qui me donne l’impression de m’arracher le cœur, car je renonce non seulement à revoir Vlad, mais aussi le seul adulte que j’ai véritablement apprécié…. Et c’est sur un énigmatique « On prendra soin d’eux ! », prononcé en un russe maladroit, que Mme Chaplin entraîne sa nouvelle famille hors de l’orphelinat. « Vous, vous pourrez venir nous voir ? », hurlé-je, en parvenant à m’échapper de l’étreinte de mon père adoptif, pour retourner vers Sergueï. Mais je n’ai pas eu le temps de le rejoindre, que Mr Chaplin m’a déjà rattrapé. Je ne peux que voir le prêtre, à quelques pas de moi, secouer négativement la tête, et faire un geste de la main pour englober les locaux, me signifiant ainsi que sa place est ici. « Vous ne valez pas mieux que les autres : vous aussi, vous nous abandonnez ! Vous aussi, vous êtes heureux d’être débarrassé de nous ! », pesté-je, en arrêtant de me débattre d’entre les bras de l’homme, foudroyant le prêtre du regard, ne remarquant nullement à quel point mes paroles le blessent. Lui qui n’a jamais cherché qu’une chose : protéger Anya, et moi, qu’il avait fini par considérer comme le fils qu’il n’a jamais pu avoir…

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Extrait d’un récit de Mr Chaplin sur les conditions de l’adoption des jumeaux, fait à Nathanaël, il y a environ 7 ans de cela :

« …. Je t’assure : on aurait aimé vous adopter tous les 3. Mais on ne pouvait pas. Nous n’en avions pas les moyens. Crois-moi si tu veux, mais ça nous a brisé le cœur, de faire ce choix. Nous avons sans doute été égoïste, sur ce coup-là, je te le concède : on a plus pensé à nous qu’à vous, car le parcours menant à l’adoption est long et contraignant. Cette décision, qui a menée à votre séparation, nous pèse, tous les jours. Mais on ne regrette pas votre adoption. Car nous vous aimions déjà. Et nous voulions vous aider à avoir une meilleure vie. Crois-moi, ce ne fut pas facile de convaincre le Père de notre volonté de vous adopter, de notre capacité à prendre soin de vous. Je ne vais pas m’étendre sur les divers moyens qu’il a mis en œuvre pour nous tester. Ce que je veux te dire, la raison pour laquelle je t’ai demandé de venir me voir, c’est que je tenais à te faire savoir ce qu’il nous a révélé, lorsqu’il a estimé qu’il pouvait nous faire confiance. Il nous a appris ce que tu as découvert il y a peu, et qui hantait certaines de tes nuits depuis des années : tes parents étaient des tueurs. Et des parents peu aimants, de surcroît. Mais ils n’étaient – malheureusement – pas que cela. Ils travaillaient pour la mafia. Ils utilisaient leurs emplois médicaux respectifs pour approcher certaines futures mères désœuvrées. La plupart de leurs victimes étaient des jeunes femmes enceintes, qui ne savaient pas comment elles allaient bien pouvoir gérer leur enfant à naître. Celles qu’ils n’avaient pas abordés à l’hôpital, ils les avaient repérés là-bas. Ou la mafia leur en avait parlé. Leur mission était de les faire accoucher, afin de confier les nouveau-nés à la mafia. Ils contribuaient ainsi à un vaste trafic d’enfants, qui se faisaient adopter par des couples européens, croyant passer par le parcours légal de l’adoption. On estime que tes parents ont tués beaucoup de jeunes femmes, bien plus qu’il n’en a été retrouvé. Celles dont les corps ont été découverts servaient de message que la mafia voulait transmettre, pour indiquer sa suprématie à ses ennemis. Le Père craignait que ta sœur et toi ne soyez en danger, étant donné qu’il est fort probable que vous ayez vu certains membres de la mafia, d’après ce que vos parents ont laissés à entendre, du moins. Vous aviez forcément vus et entendus des choses qui auraient pu contribuer à envoyer tout ce beau monde en prison. Et il ne voulait pas prendre le risque de vous laisser rester en Russie, là où vous pouviez être pris pour cible… Sergueï ne vous a pas abandonné, ta sœur et toi. Il voulait vous sauver. C’est pour cela qu’il n’a répondu à aucune des lettres que tu as voulu que nous lui envoyions, au début, et aussi pour cela qu’il n’est jamais venu vous rendre visite. De même qu’il a toujours refusé que vous retourniez là-bas… »

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Extrait d’un mot rédigé par Nate quand il avait 13 ans, avant qu’il ne finisse par le brûler :

C’est mon nouveau psy qui m’a conseillé d’écrire. Selon lui, me confier par écrit m’aidera à aller mieux, à mettre de l’ordre dans mes pensées. Je n’en vois pas vraiment l’intérêt, en réalité… Qu’est-ce que je peux bien dire ? J’ai été adopté, tout gosse, avec ma jumelle. Les Chaplin ont désiré changer nos prénoms, en plus de faire prendre leur nom de famille. Je me suis habitué à cela plus facilement qu’Anya, surtout parce que moi, contrairement à elle, je n’ai jamais supporté mon prénom. Elle, de son côté, a eu plus de facilités que moi à se faire à notre nouvelle vie, à Atlanta.

Nous ne sommes jamais retournés en Russie, pas plus que nous n’avons eu de nouvelles du Père S.  Nous ignorons ce qu’il est arrivé à Vlad. Et je ne sais pas ce qui m’attriste le plus : avoir perdu un homme qui était comme un père pour moi, ou mon frère. Ca n’a pas été facile de s’habituer à une vie en Amérique. A une famille à peu près aimante. Les Chaplin nous aime, je ne le nie pas. J’ai juste du mal à me faire à eux, aujourd’hui encore. Toujours ma difficulté à faire confiance aux adultes. Même à l’heure actuelle, je suis toujours sur ma réserve, avec les Chaplin. Aucun adulte de ma famille n’a pu être à la hauteur, après tout, pas plus que S….

Par chance, les Chaplin nous ont toujours encouragés à parler Russe chez eux, ils l’ont même appris à notre contact, alors qu’eux nous apprenait leur langue. J’y tenais, de toute façon, il était hors de question que j’oublie d’où je venais. Pour nous faire plaisir, ils nous cuisinaient, et nous cuisinent toujours, quelques plats typiques de chez nous. C’est des gens plutôt bien. Ils font tout pour nous rendre heureux. Et je dois avouer que c’est plutôt agréable d’avoir à manger à chaque repas, ou même en cas de petit creux. Et de ne pas avoir à craindre de se prendre une baffe si on a parlé un peu trop fort, ou qu’on a demandé de l’aide pour un devoir scolaire. Car les cours, parlons-en : un truc bien, dans ce pays, c’est le bus. Allez en cours en bus, c’est vraiment le pied. Bien mieux que d’y aller à pied, sur plusieurs km, dans le froid. Après, pour le reste…. Ca reste l’école, quoi. On a de la chance d’avoir pu poursuivre nos études à l’orphelinat, et à domicile, chez les Chaplin, par la suite. Pas trop de retard pris, ce qui m’arrange, étant donné que je veux être chirurgien, et que ça demande de longues études. J’ignore d’où me vient cette envie de carrière. Je sais juste que je l’ai depuis toujours. Enfin, toujours, c’est vite dit : je me souviens plus de grand-chose, de mon passé. D’après mon psy, c’est mon esprit qui a lui-même occulté des souvenirs ou événements trop compliqués ou difficiles à assimiler. Sauf que ça ressort quand je dors. Enfin, ça, c’est ce qu’on m’a dit. Et c’est ce qui me vaut de faire des cauchemars bien glauques. A côté, les pires films d’horreurs, c’est franchement rien.  Un homme tenant un cœur, sanguinolent et qui bat encore, entre ses mains. Une femme qui jette du sel sur des plaies d’une femme attachée sur une table. Un homme qui s’amuse à lacérer minutieusement une femme, tailladant les artères et veines principales. Une femme qui fait le sourire de l’ange à sa victime. Un homme qui s’amuse à énucléer quelqu’un, lui ôtant ses yeux en poussant un rire sadique. Une femme qui s’amuse à mettre la tête dans une bassine d’eau de sa victime, pour la noyer – légèrement – juste assez pour lui faire perdre connaissance sans la tuer… Du sang à foison. Des viscères qui sont lentement sortis. Des coups de fouets qui retentissent. Des cris qui retentissent. De la jubilation sadique qui résonne. Des enfants qui assistent à ça, les adultes leur enseignant comment faire autant de mal qu’eux étaient en mesure d’en faire. Des enfants qui, parfois, maltraitent également les diverses victimes, ligotés dans une cave dans laquelle plane l’odeur de la mort.

Je n’ai parlé de ces cauchemars à personne. Trop peur qu’on me prenne pour un fou. Ils ont commencés il y a environ 4 ans, quand j’ai réussis à convaincre les Chaplin que je ne voulais plus prendre les médicaments qu’ils me donnaient. Depuis qu’ils m’avaient adoptés, ils me faisaient prendre des médoc’ pour dormir. D’après ce qu’ils m’ont dit, j’avais déjà droit à cela à l’orphelinat. Bref, j’ai demandé à ne plus les prendre, car ça avait des effets secondaires bien merdiques, à la longue. J’ai pris un autre traitement, 6 mois après l’arrêt de l’ancien. Mes cauchemars sont toujours là. Mes nuits ne seront jamais plus aussi tranquilles qu’avant, je crois. Sans doute parce que mes cauchemars continuent à me hanter, même en plein jour… C’est pour ça que je me force à me concentrer autant, en cours. Pour occuper mon esprit. Pour ça aussi que j’étudie avec autant de sérieuse, ce qui amuse souvent ma frangine. Par contre, ce qui l’amuse moins, c’est mes fréquentations. Selon elle, c’est pas des gens bien, mes potes. Mais moi, je m’en fous. Ca ne compte pas, qu’ils fument, boivent, ou sortent beaucoup. Pas plus que ça ne compte le fait qu’ils draguent pas mal. Après tout, on est jeunes, autant en profiter, non ?

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Extrait d’un article du Atlanta Journal-Constitution, datant de 04/03/92 :

Le drame est survenu hier soir, durant une soirée rassemblant divers collégiens et lycéens. Ces jeunes avaient visiblement réussi à acheter beaucoup d’alcool, mais aussi de la drogue. La victime aurait ainsi fait une surconsommation des diverses substances présentes sur place. En dépit du fait qu’un de ses comparses aient tentés d’intervenir pour effectuer sur lui les gestes de premiers secours, le collégien n’a pu être sauvé par les secours, quand ceux-ci sont arrivés sur place. Cela devrait donc relancer le débat des jeunes et de l’alcool….

J’étais à cette soirée. Celui qui est mort – Lyle Fordman – était mon meilleur ami. C’est moi qui ait tenté de lui sauver la vie, les Chaplin m’ayant laissé apprendre les gestes de premiers secours, quelques mois plus tôt. Ce soir-là, comme les autres jeunes présents, j’avais bu, fumé, et touché également à quelques drogues. Si je fumais souvent, le reste était plus occasionnel, contrairement à Lyle. J’ai souvent parlé de cette soirée avec ma sœur, qui n’a de cesse de me dire que je ne suis en rien responsable de la mort de Lyle. Mais je sais qu’elle veut juste me rassurer : si j’avais été plus prudent, rien de tout cela ne se serait passé. Je n’ai jamais bu au point de ne plus être maître de mes faits et gestes, pas plus que je n’ai pris de la drogue au point de perdre pied. Si je n’avais pas été me réfugier dans une chambre avec Monica Johnson, j’aurais pu intervenir plus tôt… Mais j’étais jeune et con. Et cela faisait un moment que j’avais pris conscience de l’attraction que je pouvais exercer sur les filles, d’autant plus grâce à mon accent, que je n’ai jamais réussi à perdre totalement. Si ce drame m’a fait perdre le goût aux soirées trop alcoolisées, et aux substances illicites, je n’ai pas pour autant cessé d’enchaîner les conquêtes. Je profitais de ma jeunesse, au dépit de ce qu’elles pouvaient ressentir, de réaliser qu’elles n’étaient que des jouets pour moi. J’avais une légère difficulté à m’attacher aux gens, plus qu’amicalement, du moins…

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C’est en souriant que j’observe Penelope, endormie, blottie dans mes bras, dans le calme relatif de cette chambre de garde, qui nous sert souvent de refuge. Nous avons entamé nos études de médecine en même temps, il y a un peu plus de 4 ans de cela. « Tu me fixes trop, j’peux pas dormir ! », râle-t-elle, le sourire aux lèvres. « Rien à foutre, j’vais pas m’excuser ! », soufflé-je, amusé, contre sa nuque. « Ne jure pas ! », grogne-t-elle en se tournant, pour caler sa tête contre mon torse. « J’jure pas ! ». C’est vrai, je suis un ange !  Je la sens sourire, avant qu’elle n’ajoute : « En russe. Tu fais ça sans arrêt ! Et si, t’en as à foutre ! ». Me pinçant les lèvres, je lui demande alors : « D’où tu comprends le russe, toi ? ». Elle se redresse pour me répondre, son regard chocolat se noyant dans le mien : « Depuis que je suis amoureuse d’un Russe ! ». Ma main glisse le long de son bras, alors que je m’amuse à dire : « Mince, il est où, que je lui casse la gueule ? », ce qui la fait sourire, jusqu’à ce qu’elle me fasse savoir que : « Va falloir que tu te battes contre toi, alors ! ». Je fais mine de réfléchir quelques secondes, pour lancer un petit : « C’est pas un souci ! ». Et c’est d’un baiser que la jolie rousse me fait taire. Baiser auquel je mets fin, un peu après, à contrecœur : « C’est pas que j’aimerais pas poursuivre notre…. débat, mais je dois aller me préparer…. ». Je n’en dis pas plus. Penelope sait que dans notre métier, quand nous sommes programmés pour assister à une opération, il ne faut surtout pas arriver en retard. Et ce, même si on s’accorde un repos bien mérité avec la femme qu’on fréquente depuis bientôt 2 ans. « Mr le futur grand chirurgien cardiaque m’abandonne. Seule dans ce grand lit. » Je dépose un baiser sur son front, sans me départir de mon sourire. C’est tout en quittant ce lit et en commençant à me rhabiller que je lui réponds : « Arrête donc, quand j’aurai prouvé à tous que le meilleur futur chirurgien cardiaque, c’est moi, et que je serai même recouvert d’un paquet de récompense, des années plus tard : tu seras très fière d’être vue avec moi, madame la future brillante neurologue ! ». Elle m’attire à elle, par la chemise que je viens de remettre, pour m’indiquer que : « Nigaud : je suis déjà fière de toi ! ». Un dernier baiser, puis je me dirige vers la porte, d’où je tiens quand même à préciser que : « Nigaud, oui, mais nigaud amoureux ! ». Et c’est là tout la nuance ! D’autant plus quand elle fait l’effort de s’exprimer – maladroitement mais de manière tellement craquante – dans ma langue natale.

C’est avec un sourire aux lèvres que je quitte donc notre bulle pour regagner la réalité. Celle qui est nôtre depuis de longues années à présent : l’hôpital, et l’acharnement que l’on met tous pour réussir nos études. Je dois avouer que pour ma part, ça n’était pas forcément gagné. J’ai toujours été un bon élève. Très bon, quand j’y mettais vraiment du mien. Sauf que j’ai eu quelques mauvaises fréquentations. De nombreux moments de doutes, entretenus par ces mêmes personnes. Mais j’ai pu compter sur le soutien de mes parents adoptifs – qui ont toujours cru en moi – de ma sœur – qui me fout toujours un coup de pied au cul quand je doute trop – et de ma meilleure amie, Willo – qui est toujours présente pour moi, dès que j’ai besoin d’elle. Ce sont eux qui m’ont donné le courage de surmonter la mort de Lyle. Eux qui m’ont fait comprendre que continuer à faire la fête et à fumer ne m’aiderait en rien à construire l’avenir qui me faisait tant rêver. Eux qui m’ont motivé à continuer à croire en moi, et en mon rêve d’être un jour chirurgien. Ca m’a demandé de nombreux efforts, et ça m’en demande toujours. Surtout en internat. Mais ça en vaut la peine. Même si je me retrouve avec un joli crédit sur le dos, pour m’aider à financer ces études, étant donné que les Chaplin n’ont pu les prendre en charge intégralement – et que je ne le souhaitais pas, de toute façon – et que ma bourse ne couvre pas tout. Les horaires sont parfois dingues, la charge de travail est colossal, mais ça en vaut la peine. J’adore ça, cette atmosphère, l’adrénaline qu’on ressent en rentrant au bloc, la beauté d’aider des malades à s’en tirer – pour quelques mois ou pour bien plus longtemps… Tant de choses qui font que je suis comme accro à tout ça, à tel point que je sais que je passerais ma vie ainsi. Pas forcément dans cet hôpital, je vise des établissements bien plus réputés, et j’aimerais aussi avoir des prix – pour souligner le fait que je suis rudement bon dans ce que je fais. C’est ici ma place. Et je ne baisserais pas les bras. Jamais. Avec Penelope, on atteindra les sommets, et nous serons le couple de docteurs le plus réputés de cet Etat. Et même des Etats voisins, tiens !

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L'Éternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. (Les Psaumes 34:18 )

« Vos parents étaient connus, en Russe, sous le nom de « L’Eventreur ». Ils ont tué beaucoup de jeunes femmes. ». La voix de Mme Chaplin ne cesse de résonner dans mon crâne. Ca fait environ 3 mois que la vérité a éclatée. Il m’a fallu insister face aux Chaplin, leur parler, encore et encore, de ces cauchemars qui me hantent depuis des années, et dont je n’avais parlé – en détails du moins – à personne. Excepté à ma jumelle. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle n’est guère mieux lotie que moi : elle « entend » ce que moi, je ne vois que derrière mes paupières closes. C’est en réalisant que ce qu’elle « entend », et ce que je « vois » sont similaires, qu’on a fini par comprendre que ça devait bien signifier quelque chose. Et tous deux, nous avons bassiné nos parents adoptifs, pendant des semaines et des semaines. Pour connaître la vérité. Et celle-ci nous a été dévoilée, dans toute sa noirceur. « Je suis le fils d’un couple de tueurs ! », voici ce que j’avais finis par faire savoir à Penelope, lorsque j’étais retourné à notre appartement, par la suite. A 32 ans, je suis fiancé à cette sublime créature depuis 1 an maintenant, le mariage devant avoir lieu dans 6 mois. Mais ce mariage ne viendra jamais… Elle ne comprend pas à quel point ça me tue, de savoir ce que faisaient mes géniteurs. « Arrête de te focaliser sur ça, Nate ! », ne cesse-t-elle de me dire. Plus facile à dire qu’à faire. Ca n’est pas dans ses veines que coulent le sang de tueurs. Ses nuits ne sont pas hantées des crimes que ses géniteurs ont commis. Elle n’a pas contribué à ôter des vies, ni à assister à certaines scènes, participant parfois à celles-ci, sous l’impulsion malsaine de ses géniteurs. « Tourne la page, Nate. Va voir un psy si tu le veux. Mais t’es en train de foutre ta carrière en l’air ! », me fait savoir ma fiancée, qui s’apprête à rentrer chez nous, tandis que moi, je vais me préparer pour une nouvelle opération. Elle a raison : ça fait des mois que je tourne cette histoire dans tous les sens, que ça me brise un peu plus chaque jour, et j’en viens à faire des erreurs. J’ai déjà perdu des patients, avant, comme tant d’autres médecins avant moi. Nul n’est parfait, malheureusement, nous ne sommes que des hommes, pas un dieu descendu sur Terre pour sauver les gens. Certaines opérations ne prennent juste pas… Sauf que là, pour être honnête, ces morts auraient pu être évitées. Si je doutais moins de moi. Ma « gueule d’ange » a aidé à attirer chez moi des pauvres nanas, que mes géniteurs ont torturés et tués. Mes mains ont manipulé des outils en tout genre pour faire mal à ces mêmes pauvres jeunes femmes. Et plus simplement : je suis le fruit d’un couple de monstre, ce qui logiquement fait de moi un monstre… Comment pourrais-je décemment me croire en mesure de contribuer à sauver des vies, vu tout cela ?

Choqué, je regarde mes mains, encore gantées. Il y a eu un souci, en salle d’op’. Tout se passait bien. Jusqu’à ce qu’une voix – cauchemar ou résurgence de mon passé ? – ne vienne résonner dans mon crâne. Elle implore pour que mes géniteurs lui laissent la vie sauve, expliquant qu’elle va se marier dans une semaine. Ce qui provoque un rire sadique chez mon paternel. Ce qui m’a tétanisé. Belle crise d’angoisse, qui m’a obligé à demander à être remplacé, car je ne pouvais plus rien faire. Littéralement. Bien la première fois de ma vie que ça m’est arrivé, ça. Peu importe l’opération – à laquelle j’ai pu assister, ou que j’ai pu faire – je n’ai jamais quitté le bloc sans qu’elle n’ait été terminée. Pas cette fois. Je ne pouvais pas… Ma patiente a été prise en main par un collègue : l’opération s’est bien passée. Non, ça n’est pas ça, le problème. Si je suis figé, en ce moment précis, c’est parce qu’on vient de m’apprendre que le jeune homme que j’ai opéré hier matin est mort. Pour simplifier : une complication est apparue. Des suites de l’opération. Opération qui était nécessaire pour lui sauver la vie. Complication qui n’a pas été détectée lors des examens, sans quoi on aurait tenté autre chose. Quitte à mettre un peu plus de temps pour s’occuper de lui. « Je vais l’annoncer à ses proches. », fais-je savoir à l’infirmière qui vient de me dire cela. Je mets toujours un point d’honneur à annoncer les nouvelles sur l’état des malades à leur proche, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Quelle ironie : hier, j’ai été les voir pour leur dire que l’opération s’était bien passée. Qu’il leur faudrait attendre quelques heures avant de pouvoir revoir le jeune homme. Mais ils n’en ont pas eu le temps… Je passe brièvement dans les vestiaires, après m’être débarrassé de ma tenue du bloc, pour me passer un peu d’eau sur le visage. Ils sont dans la chambre que mon patient devrait réintégrer, dans une petite heure. Ses parents sont en compagnie de sa petite amie, au prénom pour le moins original : Shiloh. Je pousse un soupir, avant de prendre la parole, tout en rentrant dans la chambre : « Il y a eu… » Et la suite n’appartient qu’à ces individus. L’une de mes dernières confrontations avec des proches de malades. Du moins, de malades que j’ai pu essayer de soigner. Ca n’est pourtant pas la 1ère fois que j’ai à annoncer une nouvelle aussi atroce. Et pourtant, c’est la 1ère fois où ça me pèse autant. Parce que c’est la 1ère fois où je réalise que la chirurgie n’est peut-être plus faite pour moi. Hors, sans elle, je ne sais plus qui je suis, ni quel est mon but dans la vie. Eux vont enterrer leur fils ou leur petit-ami, et moi, je m’apprête à enterrer mes rêves, l’homme que j’étais, et celui que j’aurai aimé être un jour…

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Extrait d’une conversation entre Nate et sa jumelle, ayant eu  lieu il y a environ 7 ans de cela, lui en Russie, elle aux USA :

« Tu devrais rentrer Nate. Tu peux encore récupérer ton boulot et... ». Je jette un regard noir à l’écran de mon PC, sur lequel – magie de la nouvelle technologie – je peux voir ma jumelle. « Et… ? Penelope, peut-être ? ». Je vois à son visage qu’elle pensait bien à ça. Et ça m’énerve. « Je t’ai déjà dit que c’est fini avec Pen. Ca serait temps de t’y faire ! ». Même si moi, j’ai du mal à m’y habituer, à cette séparation, survenue tout juste un mois avant la date prévue pour le mariage. Elle n’a simplement pas supporté que je plaque la médecine. « Elle ne pensait pas tout ce qu’elle t’a dit, j’en suis sûre ! ». Ma sœur est adorable, je ne dirai jamais le contraire, mais elle ment atrocement mal. Penelope a eu des mots très durs à mon encontre, et j’en ai eu en retour. « Elle pensait le moindre mot. Aussi bien au sujet de mon incompétence à surmonter un traumatisme d’enfance qui a récemment éclaté… », car outre le fait d’avoir appris ce que faisaient nos géniteurs récemment, il a tout juste un mois, soit peu de temps avant cette séparation, Mr Chaplin m’a fait d’autres révélations. Au sujet d’un lien entre la mafia et ces êtres méprisables… Alors oui, ces traumatismes, dans les faits, remontent à mon enfance. Mais ils ont ressurgi très récemment, et sont loin d’être faciles à accepter. « … qu’au sujet de ma chute professionnelle ! ». Une accumulation d’erreur en tout genre n’ont eu de cesse de me faire douter de moi, mais aussi faire douter mes supérieurs et mes collègues de ce que je pouvais bien faire. Ma montée vers les sommets aura connu une fin pour le moins brutal, avant même que je n’ai eu le temps de commencer à réaliser mes rêves. « Elle veut un chirurgien. Un brillant. Pas un looser comme moi. ». Ce constat, ça fait un moment que j’en ai pris conscience. Disons juste que j’ai tardé à l’assumer, et que j’ai donc ainsi pris sur moi pour supporter sa mauvaise humeur. Pour tenter de sauver notre histoire, à laquelle je croyais vraiment. Car on avait réussi à surmonter tellement d’épreuves que je croyais qu’il en irait de même avec celle-ci… « Et je ne rentre pas maintenant, de toute façon. Je suis bien ici. ». Pour la 1ère fois de ma vie, j’ai remis les pieds dans mon pays natal, violant la promesse que j’avais faite au Père Sergueï, quand j’étais enfant. Mais quand Mr Chaplin m’a mis au courant de son état – vu qu’ils se parlaient sporadiquement – je n’ai pas eu le choix. « Sergueï est malade. », rappelé-je à ma sœur. « Il est mourant. Tu devrais venir. Pour lui dire adieu… ». Ca me fait mal de dire ça. J’aurais aimé le retrouver bien avant, pour le remercier de sa décision de m’envoyer, avec ma sœur, chez les Chaplin, même si cela sous-entendait de séparer notre fratrie, et que nous ne pourrions jamais revenir en Russie. « Je ne sais pas si j’aurais le courage de revenir pour lui dire au revoir. », souffle ma sœur, la tête basse. Tout comme elle, elle a gardé une profonde affection pour ce Père qui a toujours été bon pour nous. « Tu le regretteras, si tu ne viens pas maintenant. ». Et je le sais, car ça aurait été mon cas. Oui, c’est difficile de se retrouver ainsi confronter à son passé, de la sorte. Mais il le fallait. Je ne le regrette pas. J’ai ainsi pu faire table rase du passé. « Sergueï m’a aidé. Je crois que j’ai trouvé ma voie, grâce à lui. ». Cela fait 15 jours que je suis ici, j’ai donc pu parler des heures et des heures avec l’ancien directeur de l’orphelinat dans lequel j’ai séjourné une petite année. C’est ainsi que l’idée de devenir prêtre à mon tour a germé dans mon esprit. C’est un choix somme toute normal, étant donné que la religion a toujours tenu une place importante dans ma vie. Cela me permettra de continuer à aider les gens, et aussi d’adoucir un peu le mal que ma famille a pu faire. Je serais bien plus utile et efficace en tant que prêtre que je ne l’ai jamais été en tant que chirurgien. Ma décision est prise. Avec Sergueï, j’ai déjà tout préparé, dès mon retour au pays, je commencerais la formation adéquate. Un jour, je serai prêtre….

************

Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. » (Exode 20 :17)

La séance se poursuit, les quelques intermèdes musicaux que j’offre de ci, de là, me permettent de conserver l’attention des enfants. Je suis officiellement prêtre depuis un an maintenant, et mon métier me plait de plus en plus. Afin de marquer plus correctement une coupure avec ma vie passée, j’ai quitté Atlanta pour Chicago. Je vois moins les Chaplin, et surtout, je ne vois plus mes anciens collègues. Ce qui n’est pas plus mal. Surtout en ce qui concerne Penelope. Il n’y a que Willo qui soit aussi à Chicago, et ma sœur ne devrait pas tarder à venir. Mon choix de changement de carrière n’a pas vraiment plu à mon entourage, mais qu’importe, je suis heureux comme ça. Plus que je ne l’étais autrefois. Et ce, même si j’ai appris la vérité derrière mon enfance, que Sergueï est mort, et qu’il n’a pas pu m’apprendre grand-chose sur Vlad et comment parvenir à le retrouver…. « Quand je serais plus grand, j’veux faire comme toi, Nate ! », me fait savoir un enfant, à la fin de notre séance, avant d’aller rejoindre ses parents. Entendre une telle chose, ça me fait toujours sourire. Et j’espère qu’un jour, ça sera le cas, qu’un de ses jeunes suivra mes pas, comme j’ai pu le faire avec Sergueï.

La suite de me programme me voit aller à l’hôpital. Je m’y rends quotidiennement, étant donné que j’y travaille également, pour être au contact des malades, en phase de rémission, qui ont juste besoin de parler, ou qui sont en fin de vie. Sans oublier à leur famille, ou même à certains emplois de l’hôpital. Ca n’est pas toujours facile, mais rien, dans mon métier, ne l’est réellement intégralement. Ce qui me fait le plus bizarre, c’est de se retrouver dans un hôpital, mais plus en tant que médecin, même si je ne regrette rien…

Si je savais ce que l’avenir me réserve, je serai sans doute moins serein. Car beaucoup de choses vont être remises en question, et ça ne sera pas facile… Pour personne...
   

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Dernière édition par Nathanaël Chaplin le Mar 5 Juil - 17:07, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mer 29 Juin - 22:44

TU AS OSE FAIRE DE GOSLING UN PRETRE ????????
je te hais.
sale caca.

non mais j'vais pas m'en remettre.
ce gâchis.
en plus les prêtres, ce sont tous des pédophiles, c'est bien connus.
ah nan.
j'viens d'avoir une image dégueulasse dans la tête MDR

bon. sinon, bienvenue quand même toi (tu nous as enfin rejoint I love you I love you I love you #love #poutou #koeur )
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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mer 29 Juin - 23:41

Bienvenue :)
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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 30 Juin - 0:16

OUI J'AI OSE ET J'ASSUME !!!!!!!!!
Et non, le mien ne sera très certainement pas toujours prêtre, mais pas à cause de penchants pas top, il va juste craquer un peu trop pour une nana de 24 piges, alors que pour plein de raisons, c'est pas possible entre eux Rolling Eyes *Assume son sadisme envers ses persos* What a Face

Et oui, je débarque enfin, fallait bien que je vienne vous embêter, quand même J'ai amené une autre folle avec moi, en plus
Pour les questions, je risque de t'embêter rapidement, je pense

Et nan, je veux pas de liens avec toi, tu me fais peur


Bref, sinon, merci à vous deux pour l'accueil ! (Oui, je fais des remerciements de groupe, j'ai la flemme là ! )

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 30 Juin - 0:58

Mon Père (Ah, le choc ), j'ai péché

Bref. T'sais ce qu'elle te dit, l'autre folle ?

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 30 Juin - 10:26

Cool
Cherche pas, t'as pas péché autant que moi pale

L'autre folle me dit que je suis trop douée pour la fourber ? Cool

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 30 Juin - 17:26

Qu'est-ce que t'en sais ?

Exactement ! C'est tout à fait ce genre de choses qu'elle te dit

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mer 6 Juil - 21:37


✩ ✩ ✩ ✩ ✩
congrats, you're in !


moi je dis... je mérite quand même un petit quelque chose pour être parvenue au bout (en une seule fois !!) - si jamais mes patrons m'engueulent parce que j'ai pas finis le livre que j'suis censée lire, tu te portes garante pour dire que c'est ta faute ? )

c'est une super jolie fiche ! bien écrite, très complète, avec une jolie plume et une histoire touchante - nate & les jumelles jankowski devraient réussir à se comprendre #giggle - sur plein de points c'est quand même dommage qu'il soit pas resté chirurgien (surtout que causer façon prêtre, ça le fait ressembler à un vieux, VOILA) I love you


C'est le grand jour, petit chanceux ! En effet, te voilà maintenant admis à l'hôpital, que tu sois un patient ou un médecin. C'est donc à partir de maintenant que tu peux vraiment prendre part à l'aventure Broken Bodies et crois-moi, tu ne le regretteras pas ! Toutefois, avant que tu ailles t'éclater avec tes compagnons de route, voici quelques petits rappels :
- organiser un répertoire est toujours utile, surtout pour qu'on puisse savoir qui contacter en cas de malheur - non pas que nous te le souhaitions, évidemment. Et si tu le souhaites, nous t'invitons, aussi à tenir une fiche de rp à jour, pour que les autres curieux puissent lire tes précédents sujets et qu'on puisse tous voir l'évolution de ton personnage !
- créer tes scénario si jamais tu attends quelqu'un de vraiment très importants pour ton évolution (et n'oublie pas de faire recenser leurs avatars).
- si tu le souhaites, tu peux aller faire la connaissance des autres joueurs dans le flood, c'est toujours sympa de connaître un peu ceux avec qui on croise les mots ;)
Sur ce, il ne me reste plus qu'à te souhaiter un excellent jeu ! Et n'oublie pas, si tu as la moindre question, tu peux contacter Matthew ou Novah !

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 7 Juil - 1:53

Chi-chi Arrow (On voit à peine la nana qui a dévoré les Dragon Ball, gamine What a Face ) Je le sais car je sais tout ! Arrow
Et te plains pas, parce que si j'avais plus de temps pour prendre d'autres persos, je suis sûre que je te fourberais encore plus

Cinglée suprême : (ici, du moins XD) Je t'offre ce beau pégase rose pour la peine ! Je veux bien me porter garante, mais je doute que ça passe, comme excuse, le 'Fallait qu'elle lise une longue fiche de présentation sur un forum de rpg pour la valider !" On peut tenter XD
Contente de voir que t'as apprécié la fiche, en tout cas Et ouais, je pense qu'ils devraient s'entendre
Et Nate, c'est un prêtre sexy, ça compense (ou pas Arrow )

*fait la danse de la validation* (ouais, je danse comme ça Arrow )

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Jeu 7 Juil - 8:48

je vote pour la partie Suprême, moins pour la partie Cinglée Merci pour le pégase, j'ai toujours rêvé d'en avoir un, comment tu l'as su ? mais sii ça passera... ils me prendront pour une folle et me vireront peut-être mais ça passera
c'est encore pire, un prêtre sexy... Gaah

(ça fait pas trop mal aux fesses de danser comme tu le fais ? )

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MessageSujet: Re: Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate   Mar 26 Juil - 21:10

Roooh je t'avais pas souhaité la bienvenue, quelle honte cette admin pourrie (a)
 
Et tu pries sans croire, mais Dieu répond « Il faut croire en l’Homme mon enfant ! » - Nate
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