AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 be usefull, for once (novah)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Matthew-J. Caulfield
ADMIN ∞ fire and ice
avatar

☆ INSCRIT DEPUIS : 13/10/2015 ☆ MESSAGES : 495 ☆ IDENTITES : willou le bg, lena la bonnasse, c la chaudasse
☆ DISPO RP : OVERBOOKE(E)
☆ AGE : 39
☆ METIER : urgentiste titulaire
☆ LA-BAS : dans la salle de repos de l'hôpital
☆ ON YOUR MIND :


Voir le profil de l'utilisateur http://brokenbodies.forumactif.fr/t74-matthew-life-s-too-short-to-even-care-at-all http://brokenbodies.forumactif.fr/t129-matthew-love-is-a-lie

MessageSujet: be usefull, for once (novah)   Dim 28 Fév - 13:28

Be usefull, for once
novah & matthew


Depuis combien de temps est-il là ? Depuis combien de temps n’a-t-il pas bu de café ? Depuis combien de temps n’est-il pas allé prendre deux minutes dans la salle de repos ? Une éternité ou bien plus encore ? Sa patiente à l’époque disloquée tirée d’affaire, Matthew en profite pour lever les yeux vers l’horloge mural de la salle et ne retient que de justesse le juron qui étouffe au fond de sa gorge. Il a encore trois interminables heures avant la fin de son service, avant de pouvoir se prélasser au fond de son lit et sombrer dans un de ces sommeils réparateurs. Ses yeux se ferment et il soupire avant de retirer ses gants pour les jeter dans la première poubelle venue. S’il adore son job, Matthew a horreur des journées qui débute avec un cas d’accident de voiture pour état d’ivresse, avec brûlure et dislocation. Il s’est occupé de la victime la moins préoccupante et, tout en quittant la salle de trauma, il aperçoit son collègue s’affairer sur son grand blessé. Lui non plus, n’est pas prêt de voir son service s’achever. L’urgentiste reste quelques secondes devant la vitre, à observer ce fourmillement de blouse de diverses couleurs s’agiter dans la pièce qui, ainsi remplie, lui paraît trop exiguë. Il regard les constantes du grand brûlé, note les gestes précis et les mains tremblantes des externes. Il est passé par-là. Mais ça lui semble si loin, maintenant. Il s’arrache finalement au tableau en mouvement et retourne à pas lent à l’accueil. Il y croise Agathe. S’il a le réflexe de vouloir faire demi-tour, elle l’en empêche en l’appelant. Il grimace, se pare d’un faux sourire et l’écoute d’une oreille. La petite McCarthy, oui, il s’en souvient. Un profond traumatisme doublé de plusieurs fractures et de nombreux hématomes qui recouvraient son corps, il ne peut pas l’oublier aussi vite, ni aussi facilement. L’assistante sociale lui parle de ses parents et il fronce les sourcils. « Ce n’est plus de mon ressort, mais du vôtre, maintenant. » Il est hors de question qu’il fasse son job, à elle, en interrogeant les parents. Si la gamine est battue, il ne peut rien pour elle. La jeune femme semble contenir la colère et Matthew lève les yeux au ciel avant de l’arrêter d’une main. « C’est bon, c’est bon, j’appellerai les parents et je verrai ce que je peux faire. » Elle vient de gagner cette mini-bataille mais il peut encore voir la lueur incendiaire qui éclaire son regard. Jamais contente, celle-là. Il va pour le lui faire remarquer quand les portes s’ouvrent en grande catastrophe, les ambulanciers tirant des brancards. Toute envie de railler a disparu et Matthew se précipite à leur rencontre.

« Que s’est-il passé ? » Il a déjà attrapé son stéthoscope et fait signe à deux internes de le rejoindre. « Dispute conjugale, la mère a attrapé un hachoir pour se défendre du mari mais le gamin s’est interposé et a reçu le coup. Il n’a pas arrêté de saigner. » Le regard que lui lance l’ambulancier est parlant et Matthew acquiesce, attrape le dossier qui lui est tendu, le feuillette rapidement tout en attrapant la main de l’enfant. Douze ans, quelques allergies mais aucune qui devrait l’empêcher d’être soigné correctement. « Doc, la mère a essayé d’arrêter les saignement en multipliant les médicaments. » Matthew se glace mais continue d’avancer. En route, il interpelle une infirmière. « Hemsworth ! » Un signe de la tête pour lui demander de le rejoindre, au pas de course. « La mère est sans doute pas loin, trouvez-la et demandez-lui exactement qu’est-ce qu’elle a donné à… » Rapide coup d’œil sur le dossier médical. « Nathan. » Regard entendu et il s’engouffre dans la salle de trauma disponible. Une seconde infirmière l’aide à enfiler blouse et gants pendant qu’une paire de ciseau découpe le t-shirt de l’adolescent. La blessure est pas belle à voir et, à en juger par le sang qui commence presque à sécher sur le vêtement, l’ambulancier n’exagérait pas quant au sang qui a coulé. Matthew s’approche. Première chose à faire, stopper l’hémorragie.

_________________
(va être refaite parce que les gifs sont plus hébergés et ça sucks à fond.
)
Novah J. Hemsworth
~ adminette sadique (a)
avatar

☆ INSCRIT DEPUIS : 10/10/2015 ☆ MESSAGES : 363 ☆ IDENTITES : nobody.
☆ DISPO RP : LIBRE A 100%
☆ AGE : 34
☆ METIER : infirmière aux urgences et infirmière militaire, en congé maladie.
☆ LA-BAS : à l'hôpital encore et toujours.
☆ ON YOUR MIND :
"tu m'avais promis que tout irait bien."


evana.



Voir le profil de l'utilisateur http://brokenbodies.forumactif.fr/t29-trouverunnomdetitre-com http://brokenbodies.forumactif.fr/t46-trouveruntitre-com

MessageSujet: Re: be usefull, for once (novah)   Dim 17 Avr - 21:14

be usefull

“encore une fois”

Trois jours exactement. 72 heures que j'étais revenue travailler à l'hôpital. Le début fut difficile. Entre les regards indiscrets, les commentaires chuchotés et la pitié de certains, j'avais appris à rester calme, à ne pas répliquer à chaque fois que je croisais un soignant qui me dévisageait. C’est fou comme les nouvelles vont vite dans un hôpital. J’avais annoncé à deux ou trois collègues et amies la nouvelle de ma maladie. C’était sans compter sur les oreilles qui trainent. J’aurais dû m’en douter mais j’avais tellement besoin de me confier. Noah n’allait pas rentrer tout de suite et cette annonce m’avait rendu folle de rage. Il fallait que je m’occupe de notre fille et mon oncologue m’avait précisé que les séances de chimio devaient commencées le plus vite possible. J’avais décidé, avec son accord de continuer à travailler le plus longtemps possible. Rester en congés, ce n'était pas pour moi. Je me sentais moi-même à l'hôpital.
Je parcouru les couloirs du service des urgences avec le regard de furie qu’on ne me connaissait que les rares fois où j’étais profondément en colère, et c’était le cas ce soir. Le gamin qui était mort n’avait que 7 ans. Il avait encore l’éternité pour lui, pour grandir, pour vivre. Il était mort à cause de sa mère, violente toxico et alcoolique, elle  avait été prise la main dans le sac cette fois, par la police intervenue suite aux appels d’un voisin, c’était les flics qui avaient apporté l’enfant, mais c’était trop tard, il avait sombré au bout d’une quinzaine de minutes et s’en étaient suivies d’un massage, les quarante-cinq minutes d’espoir vain. Bien sûr, il s’agissait là de malheurs comme on pouvait les voir assez souvent aux urgences, et c’est ce qui rendait le métier si dur au niveau des nerfs, car la mort était omniprésente, même si elle cohabitait avec les miracles et la vie. Mais ce n’était pas ça qui me mettait hors de moi : oh bien sur la mort d’un enfant n’était jamais facile à vivre, c’était un échec qui restait dans la mémoire, mais le pire était de savoir que ce décès aurait pu être évité. Essuyant une larme de rage au coin de son œil, je continuai ma marche furieuse, comme si j’étais à la recherche d’une raison ou d’une réponse à ma rage.
Je posai avec lourdeur les dossiers devant moi et alla me servir une tasse de café avant de m'asseoir devant mes dossiers et de prendre le premier, vérifiant les informations, en rajoutant certaines avant de passer au suivant et ainsi de suite. Je commençai à avoir des nausées et des maux de tête mais comme d’habitude, j’essayai de ne pas y faire attention. « Hemsworth ! » C’était le docteur Caulfield qui m’interpellait à travers la porte. « La mère est sans doute pas loin, trouvez-la et demandez-lui exactement qu’est-ce qu’elle a donné à … Nathan.» Et merde ! Encore un gamin. J’allais parfois faire du bénévolat en pédiatrie, mais les urgences pédiatriques c’était différent. Et comme celles-ci sont en travaux, elles ont fusionné avec les urgences adultes. Je cours jusqu’à la salle d’attente. En l’appelant, la mère se tourne, ses yeux sont rouges, emplis de larmes et elle tremble comme une feuille. « Madame, il faut que je sache absolument ce que vous avez donné à votre enfant. » La femme panique, elle ferme les yeux. « J’ai déjà dit aux ambulanciers, je ne sais plus ». « Réfléchissez Madame, c’est important ». « Du doliprane, de.. de l’imovane et la coumadine de mon mari. J’ai paniqué, je suis désolée, désolée.. Mon petit garçon.. » Je lui touche l’épaule un quart de seconde pour lui montrer que je suis là. Je me précipite jusqu’au box où est l’enfant. « Des antalgiques, des somnifères et des anticoagulants ». Mon dieu, elle a donné des anticoagulants, le médicament qui peut être fatal en cas d’hémorragie. J’allais prendre un cathéter et le nécessaire pour perfuser quand je voyais que l’infirmière n’y arrivait pas, mais je sentis un violent coup dans ma tête et des vertiges. Je m’agrippai au seul endroit où je pouvais, le bras du docteur Caulfield.

made by LUMOS MAXIMA
Matthew-J. Caulfield
ADMIN ∞ fire and ice
avatar

☆ INSCRIT DEPUIS : 13/10/2015 ☆ MESSAGES : 495 ☆ IDENTITES : willou le bg, lena la bonnasse, c la chaudasse
☆ DISPO RP : OVERBOOKE(E)
☆ AGE : 39
☆ METIER : urgentiste titulaire
☆ LA-BAS : dans la salle de repos de l'hôpital
☆ ON YOUR MIND :


Voir le profil de l'utilisateur http://brokenbodies.forumactif.fr/t74-matthew-life-s-too-short-to-even-care-at-all http://brokenbodies.forumactif.fr/t129-matthew-love-is-a-lie

MessageSujet: Re: be usefull, for once (novah)   Dim 24 Avr - 22:21

Le sang coule à flot et la situation inquiète Matthew. Si Hemsworth ne revient pas rapidement avec le nom des médicaments, il ne pourra sûrement pas agir à temps pour sauver le gamin d’affaire. Bordel. S’occuper des gamins n’est pas son fort. Ça devrait être quelqu’un d’autre sur le coup, pas lui. Il contracte la mâchoire et jette un coup d’œil en biais à la blessure sitôt le t-shirt retiré. La coupure est nette et paraît moins profonde qu’il ne le craignait. Mais ce n’est pas pour autant que ça va faciliter son travail. Des compresses recouvrent bien vite le corps du jeune adolescent afin d’essayer d’arrêter l’hémorragie et c’est à cet instant que l’infirmière revient. La réponse qu’elle lui donne lui tire un soupir et fait poindre une pointe d’agacement au fond de lui. Que tout le monde ne soit pas médecin, il peut le comprendre, mais qu’une mère donne n’importe quoi à son fils pour une plaie ouverte qu’elle a elle-même causé, il y a tout de même quelques limites ! Et puis, qu’est-ce qu’elle foutait avec un hachoir ? Matthew prend note mentale de faire appeler l’assistante sociale – Baudelaire sera en joie de le voir une seconde fois en si peu de temps – sitôt le gosse tiré d’affaire. « Nathan ? Nathan est-ce que tu m’entends bonhomme ? » Il s’approche de la tête du gamin, soulève ses paupières, vérifie la réactivité de ses pupilles. Trop lent. La mère n’est pas allée de main morte avec les somnifères. « Avec toute la merde qu’il ingéré, il va falloir lui faire… » Il ne termine pas sa phrase parce qu’on s’agrippe à lui, à son bras et que cette emprise soudaine lui fait perdre de sa concentration. Il a le réflexe de vouloir se dégager bien vite, brutalement, mais il se retient à l’ultime seconde. C’est Hemsworth qui s’accroche à lui de la sorte. « Hemsworth, qu’est-ce que vous fichez, bon sang ? » C’est alors qu’il note son teint plus blanc qu’il y a quelques secondes et qu’elle semble être mal. Réellement mal. C’est bien sa veine, bien le moment de faire un foutu malaise.

« Jones, bippez le Docteur Walter, qu’il arrive immédiatement. » Il retient l’infirmière-malade de la main qu’elle ne tiens pas prisonnière et ne peut, par conséquent, guère s’occuper de leur patient. Du coin de l’œil, il surveille qu’une autre ait posé la perfusion sur le jeune adolescent et surveille les constantes de celui-ci. Il en profite pour s’éloigner de quelques pas avec Hemsworth et se baisse légèrement pour pouvoir scruter son visage. « Mais qu’est-ce qui va pas avec vous ? » La porte de la salle s’ouvre à cet instant, laissant passer Walter qui, après un très bref coup d’œil à Matthew et sa nouvelle patiente, se dirige vers Nathan. Bon. Au moins le gosse est entre de bonnes mains. L’urgentiste fait de nouveau face à l’infirmière, prêt à écouter une explication, du moment que celle-ci est jugée suffisamment bonne pour faire lui faire oublier qu’il vient de perdre un patient et que ce presque malaise peut risquer la vie d’un gamin de douze ans.

_________________
(va être refaite parce que les gifs sont plus hébergés et ça sucks à fond.
)
 
be usefull, for once (novah)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Petit nouveau (Novah)
» [SOFT] USEFUL SWITCHER : CommManager Alternatif [Gratuit]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Broken Bodies :: MASTER & JOHNSON HOSPITAL :: First floor :: + traumatologie
-
Sauter vers: