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 come and get me » agathe

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Matthew-J. Caulfield
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MessageSujet: come and get me » agathe   Dim 6 Nov - 14:36

✩ ✩ ✩ ✩ ✩
i know i wanted far too much, then i thought that wouldn't be enough, all this talk is closing you


Il repose la radio dans un geste brusque et pousse un soupir. Des côtes fracturées à répétition, des hématomes dissimulés grossièrement et une fâcheuse tendance aux tremblements à chaque geste pour la toucher. Le doute commence à ne plus être permis et Matthew se passe la langue sur les dents. Maltraitance. Ça concorderait avec l’état dans lequel Mrs Pomrath a été ramenée, quelques heures plus tôt, quand il a pris son dossier en main. Un œil tellement frappé qu’il en a perdu la moitié de ses capacités, un poignet devenu entorse et un bras proche de la rupture. Quelle plaie. Il porte deux doigts à sa tempe gauche qu’il masse machinalement avant de remercier le radiologue qui a bien voulu le bipper dès réception des résultats. Il lui reste maintenant l’étape la plus compliquée ; faire avouer à sa patiente que ce qui se passe chez elle n’est pas ce qui est supposé se passer dans un foyer. Déjà las par une conversation qui, il le pressent, va foncer droit dans le mur, Matthew récupère l’enveloppe contenant les radios et quitte le laboratoire d’un pas rapide. Première étape, se débarrasser de ce connard de mari qui a la main leste. Faire en sorte qu’il quitte l’hôpital pour que son épouse, terrifiée, se sente suffisamment à l’aise et encadrée pour être en mesure de tout avouer. Mais déjà, retourné à son étage. Celui des urgences.
Il se glisse entre les portes de l’ascenseur avant qu’elles ne se referment – le geste lui rappelle vaguement une vieille chanson française – et va, aussitôt, s’adosser contre le mur du fond, ignorant l’infirmière qui s’y est logée la première et son collègue médecin qui tente de mener un semblant de conversation. Il ferme les yeux pour montrer son désintérêt et ça semble fonctionner. Le silence se fait dans l’habitacle, uniquement coupé par les « Ding » des étages à mesure que l’appareil s’arrête pour laisser les uns entrer et les autres sortir. Ou dans l’autre sens. Quand il parvient au premier – il a compté les étages dans sa tête, une vieille habitude dont il ne se lasse, décidément, pas – il se propulse en dehors de l’ascenseur et hèle une infirmière. « Est-ce que Baudelaire bosse aujourd’hui ? » Une grimace d’excuse lui répond et il ne cache pas un nouveau soupir. Personne ne sait rien dans cet hôpital. Il a beau travailler au Masters & Johnson depuis plus de deux mois maintenant, il ne comprend toujours pas pourquoi c’est celui-ci qui a obtenu toutes les subventions. Certes, le nouvel étage dédié aux urgences pédiatrique est sympa, et d’après ce que lui a rapporté George, idéal pour accueillir des enfants, mais c’est le reste du bâtiment qui lui pose problème. Tout est vieux. Y compris le personnel, il suffisait de jeter un œil à la caricature de George Washington posté à l’accueil pour le comprendre. Il esquisse un geste en direction de l’infirmière qui balbutie quelques mots de réponse, incertaine quant à la présence de l’assistante sociale, argumentant déjà que même si Baudelaire était absente, il y aurait le second assistant social, Darwin, de disponible. Matthew grimace. S’il a déjà du mal avec Baudelaire, c’est encore pire avec l’autre homonyme de Charles Darwin. L’infirmière lui propose de vérifier dans le cahier des présences mais il refuse l’offre d’une voix sèche. Que Baudelaire bosse ou non n’avait, en réalité, que peu d’importance. Il tire son bipper de sa ceinture et envoie un bref message à l’assistante sociale contenant le numéro de chambre uniquement. Elle n’a pas besoin d’en savoir davantage. Pour l’instant.

Il pousse la porte de la chambre de Mrs Pomrath et esquisse un sourire bref. Elle est là, recroquevillée dans son lit, minuscule petite chose égarée. Et son époux se tient à ses côtés, grand, autoritaire, chef de tribu sévère. « Mr Pomrath ? Peut-être devriez-vous vous rendre à la cafétéria. Vous êtes ici depuis des heures et vous n’avez rien avalé, nous ne voudrions pas que vous nous fassiez un malaise, » avance-t-il de son ton le plus conciliant. L’homme hésite, jette un coup d’œil à sa victime de femme et décide, sûrement, qu’elle n’osera jamais parler en son absence avant d’acquiescer et de quitter la chambre. Première étape, dans la poche. Matthew fait quelques pas, jusqu’à rejoindre le lit de sa patiente et il soulève l’enveloppe contenant les radios. « J’ai ici les résultats de vos radios. On a souvent tendance à penser que les blessures cicatrisent et que, une fois fait, on n’en entendra plus jamais parler, » commence-t-il en essayant de nouer un contact visuel. Mais elle est trop effrayée, trop perdue sans son bourreau et son regard est fuyant. « Mais en réalité, les blessures importantes laissent des traces. Elles sont, certes, invisibles à l’œil nu mais les radios peuvent nous les dévoiler. » Joignant le geste à la parole, il ouvre l’enveloppe et en tire les radios qu’il expose à la lumière du jour par la fenêtre. « Vous voyez ces petites traces, là, sur vos côtes ? Ce sont des traces d’anciennes fractures. Celle-ci semble vieille de quelques mois, quatre, je dirai. Celle-ci est plus ancienne. Comme ça, je dirai… hm… Deux ans, peut-être. Ai-je tort ? » Une œillade dans la direction de la patiente lui confirme qu’elle ne desserre pas les lèvres. Il s’impatiente mais d’efforce de ne rien montrer. « Mrs Pomrath, ces radios sont la preuve que ce n’est pas la première fois que vous êtes hospitalisée en urgences pour des blessures graves. Je suis certain que si je demande à fouiller les archives, je trouverai vos anciens dossiers. On peut vous aider. Mais pour cela, il faut que nous disiez ce qu’il se passe chez vous. » Toujours rien. Pas un mot et une obstination à fuir le contact qu’il souhaite nouer. Il soupir, ferme les yeux. Il s’apprête à recommencer avec une nouvelle approche quand des coups sont frappés à la porte ouverte et, lorsqu’il soulève les paupières, il aperçoit Baudelaire. « Veuillez m’excuser. » En moins de trois enjambées, il est à la sortie de la chambre et il referme la porte soigneusement derrière lui. « Vous en avez mis du temps, » note-t-il d’un ton grinçant à l’attention de l’assistante sociale. Et sans plus de cérémonie, il lui tend les radio et le dossier, prêt à les lui fourrer dans les mains pour qu’elle se débrouille avec. Les longues discussions au coin du feu, très peu pour lui. Il se tient déjà prêt à aller soigner d’autres urgences.

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(va être refaite parce que les gifs sont plus hébergés et ça sucks à fond.
)
Agathe Baudelaire

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MessageSujet: Re: come and get me » agathe   Mer 9 Nov - 1:20

✩ ✩ ✩ ✩ ✩



Il y avait pas mal de dossiers de personnes en difficultés dont la majorité sont des enfants. Agathe se sentait débordée. Trop de problèmes pour peu de solution. La jeune femme faisait son possible pour appeler les aides et autres structures compétentes mais soit ils étaient eux aussi débordés, soit le problème n'était pas à leur portée. En clair c'était l'enfer et la jeune femme se disait qu'elle n'allait surement pas rentrer chez elle ce soir pour essayer de trouver un vrai arrangement. Cette pensée la fit soupirer. Elle prit son café, se leva de sa chaise et se dirigea vers l'immense fenêtre de son bureau, observant les personnes qui entraient et sortaient de l'hôpital. C'était une chaine, cela ne cessait jamais. Il y avait toujours un problème, toujours une urgence. La brune se demandait comment les chirurgiens font pour tenir le coup, comment peuvent-ils résister à la fatigue et rester concentrer, surtout lorsqu'ils ont les mains dans un corps. La réponse se trouvait surement dans sa main : le café. C'était un vrai miracle ce truc.
Le bruit de son bipper la sortit de sa réflexion. Elle y jeta un coup d’œil et tout ce qu'elle vit était un numéro de chambre. Ça venait de Matthew. Cette fois c'était sûr, elle n'allait pas dormir ce soir, surtout si cet énergumène s'en prend au patients.

La jeune femme était donc en route vers la dite salle. Elle croisa plusieurs infirmière en chemin qui avaient l'air pas mal occupées, malgré tout elles prirent le temps de lui dire bonjour et ce accompagner d'un sourire. Agathe pensait qu'il était agréable d'avoir des collègues comme elles, dommage que tout le monde dans l'hôpital ne tenait pas ce genre de politesse.

Quand on parle de personne impolie. Agathe avait à peine toquer à la porte que Matthew en sortit avec une remarque désagréable. Elle le fusilla du regard.

«Bonjour Mr Caulfield.«

Elle avait bien insister sur le bonjour pour lui faire comprendre qu'elle n'appréciait guère ce genre de comportement. Puis elle observa les radio.

«Mais qu'est ce que c'est que ça.. Elle est cassée ce partout cette pauvre femme.  Et.. »

La brune se planta bien devant lui pour l'empêcher de s'enfuir.

«N'y pensez même pas Caulfield. J'ai besoin d'un rapport de ce que vous savez. Elle est mariée ? A quoi pensez vous ? Comment est son comportement, que lui avez vous dis ?  Vous savez quoi, vous allez rester avec moi pendant que je vais lui parler. »

Elle ouvrit la porte et poussa Matthew dans la pièce avant de refermer la porte et de s'approcher de la patiente. Cette pauvre femme avait l'air terrorisée, recroquevillée sur elle même comme une pauvre petite chose. Agathe jeta un rapide coup d'oeil à son dossier. Elle est effectivement mariée et ce n'est pas la première fois qu'elle vient se faire hospitalisée pour ce genre de blessure, ce qui pouvait confirmer le cas de violence conjugale.

«Bonjour Mrs Pomrath, je m'appelle Agathe. Nous avons remarquer que ce n'est pas la première fois que vous venez à l'hôpital suite à de graves blessures, et nous nous demandons si vous ne vous trouvez pas dans une situation.. particulière.»

Silence radio, bien évidement, mais la jeune femme fixait Agathe et semblait l'écouter attentivement, alors elle visait juste, mais elle hésitait à la bousculer un peu, certaines personnes en on besoin pour parler.

« Je suis ici pour vous écouter et vous soutenir, nous sommes soucieux de votre sécurité qui est notre priorité. Ma priorité. Le problème Mrs Pomrath, c'est que si vous ne me dites rien alors je ne serais pas disposée à vous apporter mon aide. »

Toujours rien, alors Agathe monte d'un cran.

« Comment va votre mari ? Vous l'aimez je n'en doute pas, mais sachez que si c'est lui qui vous porte atteinte alors nous devons en être informés. Car si il ne se fait pas aider, alors les mauvais traitements pourraient continuer et s'aggraver avec le temps et un jour vous coûter la vie.. »

Elle gardait toujours une extrême douceur dans sa voix malgré la gravité de la situation. Mrs Pomrath finit par fondre en larmes, mais malheureusement elle ne sortit pas un mot. Agathe se tourna vers Matthew avant de lâcher un léger soupir, elle ne tirera rien de cette femme aujourd'hui apparemment. Elle était encore trop choquée.

- Je pense qu'on va la laisser se reposer pour aujourd’hui, ça ne sert à rien d'insister.
 
come and get me » agathe
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